Quand j’étais enfant – 1 – 17 – Le texte est répété plusieurs fois, mémorisé, et écrit sur une feuille par le professeur

Cette technique est préconisée pour les As en alphabétisation. À partir d’expériences vécues, de découvertes d’albums « jeunesse » sans texte, de documents sonores, etc., les As sont amenés à verbaliser un court récit qu’il mémorise peu à peu. Ils procèdent ensuite à une dictée au formateur qui transcrit un texte oral construit par les As, texte commun à toute la classe. Les As découvrent que tout ce qu’ils ont dit peut être écrit. Peu à peu, par la répétition de ce type d’activités, ils entrent dans l’univers de l’écrit.

Cette technique fonctionne aussi avec des As scolarisés dont la langue première est assez éloignée du français. Ainsi en arabe, où l’on écrit de droite à gauche et où l’alphabet est différent, on peut ne pas transcrire les voyelles.

Par ailleurs, pour de nombreux As, l’entrée dans l’écrit en français est complexe dans la mesure où le code oral est très éloigné du code écrit. D’où l’intérêt de la démarche décrite ci-dessus pour tous les As d’un niveau A1 et A2.

Pour aller plus loin :
– DE KEYZER, D. et Alii, Apprendre à lire et à écrire à l’âge adulte, coll. « Outils pour la formation », Paris, Éditions Retz, 2003.
– GIASSON, J., La lecture. De la théorie à la pratique, Bruxelles, De Boeck, 2004, version révisée, 2013.
– MICHEL, P. Du sens au signe, du signe au sens, une méthode intégrative pour apprendre à lire et devenir lecteur à l’âge adulte, Bruxelles, Collectif Alpha, 2013.