Commune – 2 – 8
Objectifs
- Prélever des informations plus précises relatives aux documents administratifs
- Relever les thèmes abordés lors de l’échange
- Repérer la situation de communication lors de l’écoute d’un dialogue dans une administration communale
Les As sont invités à écouter un dialogue d’une personne qui se rend à l’administration communaleL’apprentissage d’une langue suppose certes de travailler sur les compétences linguistiques mais mobilisent aussi des compétences sociales qui seront nécessaires dans la société d’accueil. Comme le dit le CECRL, l’apprenant est un acteur social qui doit pouvoir agir dans la langue. D’où l’importance de mener les As à, eux-mêmes, construire des synthèses qui englobent toutes les dimensions relatives à une action spécifique (inscrire son enfant à l’école, se rendre chez le médecin, faire des démarches à l’administration communale, etc.) qu’ils auront à mener en dehors de la classe de FLE.
— Myriam Denis pour un changement d’adresse et l’obtention d’une nouvelle carte d’identité.
I. Pour la première écoute, il s’agit d’une écoute globaleComprendre, c’est construire du sens, c’est-à-dire construire des relations entre différents éléments perçus ou entendus. L’auditeur opère un va-et-vient entre des éléments du discours, il détecte des indices, associe, relie, compare et interprète. Dans les niveaux A1 et A2, il est donc nécessaire procéder à plusieurs écoutes d’un même document, pour que l’apprenant s’approprie progressivement le sens.
Lors d’une première écoute, l’entrée dans le document se fait à partir d’une compréhension globale par laquelle l’A recherche des indices qui lui permettent de comprendre de quel genre de document il s’agit, d’identifier les paramètres de la situation de communication et de relever la thématique traitée. La situation de communication oriente la compréhension (qui s’adresse à qui, avec quelles intentions, où et quand, à propos de quel sujet). Pour mener à bien ce processus, l’apprenant s’appuie sur ses acquis antérieurs en tant qu’auditeur (son expérience de vie, son expérience de la communication parlée dans sa langue première, sa connaissance antérieure de ce type de situation). L’auditeur établit ainsi des hypothèses de sens en s’appuyant sur une compréhension globale qui l’amène à anticiper le contenu du message lors des écoutes suivantes.
Pour vérifier la compréhension des As, il faut privilégier des moyens qui permettent aux As de montrer qu’ils ont compris sans avoir à passer par une production, c’est pourquoi on évitera les questions ouvertes ou on s’appuiera sur la globalité du message en posant des questions portant sur la situation de communication (Qui parle ? À qui ? Pourquoi ? Où ? Etc.) et en faisant sélectionner les réponses parmi un corpus d’images, par exemple.
En réfléchissant à l’intérêt de cette stratégie, l’apprenant – qui peut cesser d’écouter dès qu’un mot n’est pas compris ou avoir du mal à poursuivre l’écoute s’il perd un moment le fil – saisit l’importance de rester attentif à l’ensemble du document, même s’il ne comprend pas certains détails. Il prend conscience qu’il peut déjà dégager certaines informations générales sur l’échange. Mener cette réflexion sur la compréhension globale avec les apprenants favorisera leur acceptation de l’écoute.
— Myriam Denis. L’enseignant lit au préalable les questions avec les As.

Corrigé

II. Les As font une 2e écoute du document.
Ils doivent saisir de quels sujets on parle dans l’interaction. Pour montrer leur compréhension, ils doivent mettre les images dans l’ordre d’apparition des thèmesLa compréhension essentielle peut être menée lors d’une seconde écoute ou éventuellement comme première écoute avec des As habitués à procéder à une écoute globale. Dans cette écoute, l’apprenant est amené à reconstruire progressivement le sens, à faire un repérage plus précis de la situation, à saisir des éléments constitutifs tels que la chronologie, les sous-thèmes, le fil conducteur… Bref, il ajuste sa compréhension tout en restant dans une perspective globale. La compréhension est moins générale et permet de saisir des éléments essentiels véhiculés par la parole.
— Myriam Denis dans l’échange écouté. Au préalable, les As ont un peu de temps pour identifier ce qu’ils voient sur les images.

Corrigé
8 – 6 – 5 – 2 – 7 – 4 – 1 – 3
III. Les As procèdent à une 3e écoute sélectiveGL Après avoir prélevé des informations globales, l’apprenant va pouvoir opérer une compréhension sélective. Il va devoir sélectionner des données précises, des informations concrètes et spécifiques, présentes localement dans le document.
— Myriam Denis.
À l’issue de la 3e écoute, les As mettent en commun les informations qu’ils ont récoltées. L’enseignant procède à une écoute supplémentaire si nécessaire.

Corrigé

IV. Lors de la 4e écoute, les As relèvent les formulations utilisées par Mme Darya Danilo pour entrer en contactLa compréhension orale peut porter sur la saisie de l’articulation du discours, c’est-à-dire la compréhension des rapports entre les unités minimales du discours et l’articulation des échanges. Il s’agit de comprendre le processus d’articulation du discours en repérant par exemple le canevas du dialogue. La compréhension discursive peut aussi porter sur le repérage des codes qui régissent les échanges. On parle ici de stratégies conversationnelles qui balisent le discours. Ces stratégies relèvent d’une structuration de la langue régie selon des codes culturels implicites. La méconnaissance de ces codes peut bien entendu constituer une cause d’incompréhension. Par exemple, on repère comment s’effectue les changements de thème, les manières d’interrompre ou de démarrer et de clôturer l’échange.
— Myriam Denis avec les employés de la commune.
Corrigé
Bonjour, je viens m’inscrire à la commune – Bonjour, je viens d’emménager dans la commune et je viens m’inscrire.
L’enseignant attire l’attention des As sur le terme « convocation » qui indique le caractère obligatoire de l’invitation à se rendre dans un endroit.
Transcription

Supports didactiques
- Documents
- Dialogue sonore


