Un conte

Descriptif

Ce travail sur le conte de Charles Perrault, « Le Petit Poucet », peut être mené de manière fragmentée en tant qu’intermède entre d’autres séquences, grâce au découpage en ateliers. Les apprenants y découvrent progressivement, par la réécoute et l’écoute progressive de la suite du conte, une adaptation du texte original. Au fil de l’écoute, les apprenants sont invités à construire des cartes mentales les aidant à résumer le récit. Ils auront, au final, la possibilité de réfléchir aux dilemmes auxquels sont confrontés les personnages du conte. Puis ils écouteront une version plus complexe, proche de la version de Charles Perrault.

 

  • Public

    Adolescents , Adultes
  • Niveau

    A.2.2 , B.1.1
  • Activités

    25
  • Tâche finale

    Nous écoutons un conte de Charles Perrault.
  • Objectifs généraux

    • Découvrir le patrimoine littéraire lié au conte.
    • Développer la compréhension d'un récit long.
    • Reconnaitre et utiliser des verbes à l’indicatif présent (singulier et pluriel).
    • Être exposé à un récit au passé simple

Tableau de contenus

Composantes linguistiques

  • Le lexique des personnages du conte
  • L'utilisation de "parce que"
  • L'utilisation de "mais"
  • Les adjectifs exprimant des sentiments
  • Les adjectifs exprimant des aspects sociaux
  • L'indicatif présent : 3e personne du singulier et 3e personne du pluriel
  • Quelques métiers

Actes de parole

  • Décrire l'attitude de personnage
  • Décrire les actions de personnages
  • Décrire une situation sociale
  • Relater des faits

Genres discursifs

  • Le conte
  • La carte mentale
  • Le patrimoine littéraire : le conte du Petit Poucet adapté

Composantes socioculturelles

  • Le patrimoine littéraire : le conte du Petit Poucet adapté

Compétences en réception, production et interaction

Lire

  • Comprendre un texte narratif simple surtout s’il est accompagné d’un document visuel.
  • Comprendre de courts textes simples sur des sujets concrets courants avec une fréquence élevée de langue quotidienne ou relative au travail.

Écouter

  • Comprendre et extraire l’information essentielle de courts passages enregistrés ayant trait à un sujet courant prévisible, si le débit est lent et la langue clairement articulée.
  • Comprendre les points principaux dans un monologue, à condition que le débit soit relativement lent et le langage clair.
  • Comprendre les points principaux d’une intervention dans une langue claire et standard sur des sujets familiers, y compris des récits courts.
  • Utiliser le sens général d’un texte ou d’un énoncé courts sur des sujets quotidiens concrets pour déduire du contexte le sens probable de mots inconnus.

Parler

  • Décrire les gens, lieux et choses en termes simples.
  • Pouvoir faire une description brève et élémentaire d’un évènement ou d’une activité.
  • Pouvoir raconter une histoire ou décrire des habitudes et occupations journalières.
  • Décrire brièvement, les thèmes et les personnages clés de récits courts et simples en langage quotidien très simple comportant des situations familières.
  • Dire s’il/si elle approuve ce que quelqu’un a fait et indiquer des raisons pour justifier son opinion.

Interagir à l’oral

  • Prendre part à une conversation élémentaire factuelle sur un sujet prévisible.
  • Répondre à des questions simples en contexte connu.
  • Communiquer dans le cadre d’une tâche simple et courante ne demandant qu’un échange d’informations simple et direct.
  • Échanger des opinions et comparer les choses et les gens en utilisant un langage simple.

Écrire

  • Désigner les épisodes et les événements les plus importants d’un récit clairement structuré rédigé en langage simple et expliquer la signification des événements ainsi que leurs liens.

Prérequis

  • Comprendre / raconter des habitudes au présent
  • Le lexique de la famille
  • Le présent de l'indicatif des verbes les plus fréquents

Crédits

Projet FRHE  – Outils  à destination des formateurs visant le développement des compétences narratives

Porteuse du projet : Myriam Denis

Déroulement

    Atelier 1
  • Cette séquence contient
    25 activités

Activité 1

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Objectifs

  • Décrire des attitudes et des actions

Les As sont invités à décrire la première image du contePrésents dans toutes les cultures, les contes permettent d'établir des ponts entre la culture d’origine des élèves et la culture cible. Par ailleurs, ils véhiculent des questions et des valeurs à caractère universel et donnent à voir des composantes humaines intemporelles.
Le conte est d’abord un genre oral et c’est ainsi qu’il est encore pratiqué dans de nombreuses cultures. Confronter les élèves à l’écoute de contes en classe constitue un moyen de rentrer dans une langue moins fonctionnelle que celle véhiculée par les dialogues de FLE habituels. D'autre part, de nombreuses recherches tendent à prouver que les facteurs psychologiques jouent un rôle primordial dans l’apprentissage d’une langue étrangère. Dès lors, un environnement qui contribue à la réduction des barrières affectives apporterait une réponse satisfaisante à certains problèmes d’apprentissage. L'appui sur un genre universel tel que le conte permet de réduire ces barrières. À travers ce genre bien connu, les As rentrent dans une langue littéraire certes complexe, mais cette entrée est facilitée par le fait que la structure du texte est relativement conventionnelle.
Si le conte permet d’aborder  les compétences narratives, il offre également la possibilité de développer des compétences argumentatives. Via la prise de position sur les attitudes des personnages, les As ont ainsi l’occasion d’échanger sur les croyances, les visions du monde, les règles implicites, variables ou analogues selon les sociétés et les cultures. Ainsi est à l’œuvre la compétence interculturelle, comprise comme la capacité à mettre en relation des systèmes culturels différents et à développer, comme le préconise le CECRL, « des attitudes en termes d’ouverture et d’intérêt envers de nouvelles expériences, d’autres idées, d’autres peuples, d’autres civilisations, [et en termes] de volonté de relativiser son point de vue et son système de valeurs culturels » (CERCL, 2001, 84).
LL'écoute par un conteur, l'utilisation de supports iconographiques et d'objets, le recours à la gestuelle seront des éléments qui aideront les élèves à construire la trame du récit et à faire des liens avec ce qu'ils connaissent / reconnaissent.
Pour aller plus loin :
– CLERC, S., « Le conte en classe d’accueil, support de développement des compétences linguistiques, référentielles et socioculturelles », Trema 30, 2010. Disponible sur https://journals.openedition.org/trema/126
- CORNAIRE, C., Le point sur la lecture, collection « Didactique des langues étrangères », Paris, Clé International, 1999.

— Myriam Denis
illustré par Gustave DoréPeintre, illustrateur et sculpteur, Gustave Doré (1832-1883) est l'auteur d'une œuvre artistique abondante. Il reste aujourd'hui particulièrement connu pour ses illustrations de textes littéraires. En 1862, il publie chez l'éditeur pour la jeunesse Hetzel, des gravures illustrant les contes de Perrault, dont le Petit Poucet.

— Myriam Denis
en 1862. Pour réaliser cette description, les As peuvent puiser dans des banques de mots qui leur sont fournies ou qui sont construites collectivement en classe. Ici, ces banques de mots sont construites sur une relation antonymique.

 

Observez bien cette image. C’est une image ancienne. Que voyez-vous ?

 Décrivez le logement et les personnages. Pour vous aider, recherchez les mots qui correspondent à la situationIl est utile que le lexique soit travaillé en lien avec des situations de communication spécifiques. Car c'est par le contexte que le sens des mots peut plus facilement s'éclairer. Relier les mots nouveaux à la situation (et, éventuellement à une illustration situationnelle) vise à les inscrire dans un réseau d'association des termes entre eux. Par la suite, les As pourront réinvestir ce vocabulaire dans des contextes analogues.
Les termes proposés entretiennent entre eux des relations antonymiques, relations qui peuvent aider à les comprendre et à les mémoriser. Toutefois, ces relations antonymiques ne sont pas identiques dans toutes les langues. Par exemple,  grave est antonyme de insignifiant pour des choses importantes et de aigu dans le domaine de la musique (Cavalla et Al., 2009). Dès lors, pour faire saisir le sens de certains mots, l'enseignant peut les replacer dans une phrase pour que les termes soient compris par le contexte.
Pour aller plus loin :
- TRÉVILLE, M.-C., DUQUETTE L., Enseigner le vocabulaire en classe de langue, Paris, Hachette, 1996.
- CAVALLA, Cristelle, CHOZIER, Elsa, Le vocabulaire en classe de langue, Paris, Collection Techniques et pratiques de classe, Clé International, 2009.

— Myriam Denis
dans les tableaux suivants.

 

L’enseignant invite les As à faire des hypothèses sur l’homme et l’enfant.

– On voit que le mari parle à sa femme. Que peut-il lui dire?

– Et l’enfant caché sous la chaise: qu’entend-il?

Le résultat de la description sera affiché dans la classe sous forme de carte mentaleLa carte mentale (ou carte heuristique - du grec eurisko, "je trouve") est un schéma qui permet une représentation visuelle et structurée de données qui ont des relations de sens entre elles.
L'information n'y est donc pas présentée de manière linéaire mais prend la forme d'une constellation. La carte mentale permet de mettre en évidence les liens qui existent entre un concept et les informations qui lui sont associées. La notion dont on parle se trouve au centre du schéma et les informations qui s'y rattachent se placent en branches autour de celle-ci. Le mouvement de pensée va du centre du schéma vers l'extérieur.
En construisant la carte mentale avec les As, on aide ceux-ci  à visualiser l'information pour mieux la comprendre, à construire collectivement le savoir, à résumer et à organiser l'information, à avoir une vue et globale du thème traité.
Pour aller plus loin :
- La carte heuristique sur http://www.enseignement.be/index.php?page=27887&navi=4398
- MARGULIES, N., Les cartes d'organisation d'idées, Chenelière Éducation, Montréal, 2005.

— Myriam Denis
pour chaque élément décrit. Le schéma de carte mentale utilisé ici prend la forme d’une corolleAu centre se trouve le personnage, support de l’action dont on parle, et, dans chaque pétale qui lui est associé, un apport d’information sur l’action qu’il fait ou l’état qu’il subit. Au fil de la découverte du conte, les As construisent de nouvelles cartes pour chaque personnage. Au final, les cartes construites durant la séquence peuvent être placées les unes à côté des autres, ce qui permettra de visualiser les transformations vécues par chaque personnage.

— Myriam Denis
. Les As peuvent ajouter un dessin symbolisant chaque idée.

Par exemple :

 

Supports didactiques

  • gravure 1
  • lexique 1
  • corolle 1

Activité 2

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Objectifs

  • Observer une gravure et mobiliser ses connaissances sur les métiers

Les As doivent observer attentivement la gravure pendant une minute. Puis l’image est cachée. Les As sont ensuite invités à trouver le métier du père, parmi les propositions ci-dessous. Si les As ont des difficultés pour trouver le métier suite à cette observation, on les invite à regarder la gravure.

Le père est :

 

maçon

 

bucheron

 

menuisier

 

cordonnier

 

jardinier

 

boulanger

 

Supports didactiques

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