Activité 1
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- Décrire des attitudes et des actions
Les As sont invités à décrire la première image du contePrésents dans toutes les cultures, les contes permettent d'établir des ponts entre la culture d’origine des élèves et la culture cible. Par ailleurs, ils véhiculent des questions et des valeurs à caractère universel et donnent à voir des composantes humaines intemporelles.
Le conte est d’abord un genre oral et c’est ainsi qu’il est encore pratiqué dans de nombreuses cultures. Confronter les élèves à l’écoute de contes en classe constitue un moyen de rentrer dans une langue moins fonctionnelle que celle véhiculée par les dialogues de FLE habituels. D'autre part, de nombreuses recherches tendent à prouver que les facteurs psychologiques jouent un rôle primordial dans l’apprentissage d’une langue étrangère. Dès lors, un environnement qui contribue à la réduction des barrières affectives apporterait une réponse satisfaisante à certains problèmes d’apprentissage. L'appui sur un genre universel tel que le conte permet de réduire ces barrières. À travers ce genre bien connu, les As rentrent dans une langue littéraire certes complexe, mais cette entrée est facilitée par le fait que la structure du texte est relativement conventionnelle.
Si le conte permet d’aborder les compétences narratives, il offre également la possibilité de développer des compétences argumentatives. Via la prise de position sur les attitudes des personnages, les As ont ainsi l’occasion d’échanger sur les croyances, les visions du monde, les règles implicites, variables ou analogues selon les sociétés et les cultures. Ainsi est à l’œuvre la compétence interculturelle, comprise comme la capacité à mettre en relation des systèmes culturels différents et à développer, comme le préconise le CECRL, « des attitudes en termes d’ouverture et d’intérêt envers de nouvelles expériences, d’autres idées, d’autres peuples, d’autres civilisations, [et en termes] de volonté de relativiser son point de vue et son système de valeurs culturels » (CERCL, 2001, 84).
LL'écoute par un conteur, l'utilisation de supports iconographiques et d'objets, le recours à la gestuelle seront des éléments qui aideront les élèves à construire la trame du récit et à faire des liens avec ce qu'ils connaissent / reconnaissent.
Pour aller plus loin :
– CLERC, S., « Le conte en classe d’accueil, support de développement des compétences linguistiques, référentielles et socioculturelles », Trema 30, 2010. Disponible sur https://journals.openedition.org/trema/126
- CORNAIRE, C., Le point sur la lecture, collection « Didactique des langues étrangères », Paris, Clé International, 1999.
— Myriam Denis illustré par Gustave DoréPeintre, illustrateur et sculpteur, Gustave Doré (1832-1883) est l'auteur d'une œuvre artistique abondante. Il reste aujourd'hui particulièrement connu pour ses illustrations de textes littéraires. En 1862, il publie chez l'éditeur pour la jeunesse Hetzel, des gravures illustrant les contes de Perrault, dont le Petit Poucet.
— Myriam Denis en 1862. Pour réaliser cette description, les As peuvent puiser dans des banques de mots qui leur sont fournies ou qui sont construites collectivement en classe. Ici, ces banques de mots sont construites sur une relation antonymique.

Observez bien cette image. C’est une image ancienne. Que voyez-vous ?
Décrivez le logement et les personnages. Pour vous aider, recherchez les mots qui correspondent à la situationIl est utile que le lexique soit travaillé en lien avec des situations de communication spécifiques. Car c'est par le contexte que le sens des mots peut plus facilement s'éclairer. Relier les mots nouveaux à la situation (et, éventuellement à une illustration situationnelle) vise à les inscrire dans un réseau d'association des termes entre eux. Par la suite, les As pourront réinvestir ce vocabulaire dans des contextes analogues.
Les termes proposés entretiennent entre eux des relations antonymiques, relations qui peuvent aider à les comprendre et à les mémoriser. Toutefois, ces relations antonymiques ne sont pas identiques dans toutes les langues. Par exemple, grave est antonyme de insignifiant pour des choses importantes et de aigu dans le domaine de la musique (Cavalla et Al., 2009). Dès lors, pour faire saisir le sens de certains mots, l'enseignant peut les replacer dans une phrase pour que les termes soient compris par le contexte.
Pour aller plus loin :
- TRÉVILLE, M.-C., DUQUETTE L., Enseigner le vocabulaire en classe de langue, Paris, Hachette, 1996.
- CAVALLA, Cristelle, CHOZIER, Elsa, Le vocabulaire en classe de langue, Paris, Collection Techniques et pratiques de classe, Clé International, 2009.
— Myriam Denis dans les tableaux suivants.

L’enseignant invite les As à faire des hypothèses sur l’homme et l’enfant.
– On voit que le mari parle à sa femme. Que peut-il lui dire?
– Et l’enfant caché sous la chaise: qu’entend-il?
Le résultat de la description sera affiché dans la classe sous forme de carte mentaleLa carte mentale (ou carte heuristique - du grec eurisko, "je trouve") est un schéma qui permet une représentation visuelle et structurée de données qui ont des relations de sens entre elles.
L'information n'y est donc pas présentée de manière linéaire mais prend la forme d'une constellation. La carte mentale permet de mettre en évidence les liens qui existent entre un concept et les informations qui lui sont associées. La notion dont on parle se trouve au centre du schéma et les informations qui s'y rattachent se placent en branches autour de celle-ci. Le mouvement de pensée va du centre du schéma vers l'extérieur.
En construisant la carte mentale avec les As, on aide ceux-ci à visualiser l'information pour mieux la comprendre, à construire collectivement le savoir, à résumer et à organiser l'information, à avoir une vue et globale du thème traité.
Pour aller plus loin :
- La carte heuristique sur http://www.enseignement.be/index.php?page=27887&navi=4398
- MARGULIES, N., Les cartes d'organisation d'idées, Chenelière Éducation, Montréal, 2005.
— Myriam Denis pour chaque élément décrit. Le schéma de carte mentale utilisé ici prend la forme d’une corolleAu centre se trouve le personnage, support de l’action dont on parle, et, dans chaque pétale qui lui est associé, un apport d’information sur l’action qu’il fait ou l’état qu’il subit. Au fil de la découverte du conte, les As construisent de nouvelles cartes pour chaque personnage. Au final, les cartes construites durant la séquence peuvent être placées les unes à côté des autres, ce qui permettra de visualiser les transformations vécues par chaque personnage.
— Myriam Denis. Les As peuvent ajouter un dessin symbolisant chaque idée.
Par exemple :

Supports didactiques
- gravure 1
- lexique 1
- corolle 1
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