Passé – 2.11 – en sous-groupes

Les images servent d’appui à la compréhension du document audio mais aussi au développement de l’expression orale. Le sens des images sera négocié par les apprenants placés en sous-groupes. Chacun sera alors confronté à l’interprétation des pairs et à des récits divers susceptibles de résonner en eux. Ces interprétations propres se nourrissent des expériences singulières vécues par chacun. Les récits que chacun exprimera permettront de mettre en scène et de reconstruire les fragments d’un parcours migratoire. Ces narrations collectives dépassent l’expression personnelle et sont porteuses d’identifications multiples, de différents possibles auxquels l’apprenant n’avait peut-être jamais pensé. Il entre alors dans un processus de relecture et de reconstruction de son propre passé, propice à progresser sur le chemin de la résilience. Sortir de l’ornière creusée par la réactivation toujours identique d’images, de sons, d’odeurs éparses liés à des souvenirs douloureux pour s’ouvrir à une multiplicité de chemins et d’expériences via le partage d’histoires singulières reste un enjeu majeur pour nombre des As accueillis en formation.

 

Agencer dans l’ordre chronologique les illustrations proposées, liées à des fragments de vie de cette famille, permet de donner du sens, de mettre des liens, de rassembler ces éléments épars. Démarches que l’apprenant peut alors transférer à sa propre histoire dans un aller-retour entre distanciation et actualisation, permettant d’accepter la réalité d’une expérience passée tout en ayant la possibilité d’en reconstruire le sens.

 

Pour aller plus loin :
Hubert, B. (2014). Faire de sa vie une fiction. Hommes et migration, n°1306, p.23-30.
Leroy, D. & Spire, A. (2014). Ecrire la migration, écrire en migration(s). Hommes & migrations, n° 1306, p. 7 à 8.