Quand j’étais enfant – 1 – 29 – souvenir d’enfance

Les As sont invités à parler d’eux-mêmes à travers plusieurs activités proposées dans la séquence et dans la tâche finale. Le récit de soi peut se révéler un outil pour aider les migrants à retrouver de la cohérence dans cette rupture que constitue l’exil.

Dans cette situation de rupture où certains ont parfois tout perdu, le souvenir reste le seul élément qu’ils continuent d’emporter avec eux.

Toutefois, pour certains As parler de soi constitue une véritable épreuve et peut déclencher une réaction émotionnelle forte, d’autant lorsqu’il s’agit de relater un souvenir d’enfance.

D’autre part, dans certaines cultures, telles les cultures asiatiques notamment (Chine, Japon), il n’est pas habituel de parler de soi et il peut être incongru de livrer en public ses sentiments, ses opinions ou de raconter son histoire. Une alternative pour éviter de mettre ces As dans une position délicate face aux autres As consiste à proposer un travail écrit, un échange en petit groupe ou un passage par la fiction en faisant imaginer l’histoire d’une tierce personne. C’est ce qui est proposé ici.

Pour aller plus loin :
– HIGASHI, T., L’apprenant asiatique face aux langues étrangères, Presses Universitaires de Grenoble, 1992.
– PAUZET, A. et alii, Habitudes culturelles d’apprentissage dans la classe de FLE, L’Harmattan, 2002.
– LIRE ET ÉCRIRE, « Récits de vie », Le journal de l’Alpha, n°166, novembre 2008.