Quand j’étais enfant – 1 – 5 – -CO 1 – PO

On écoute avec des objectifs différents : on écoute par plaisir ou par ennui, on tente de mémoriser ce qui est dit, on ne retient que la dernière phrase, on dresse momentanément l’oreille sur une bribe de conversation, on essaie de dissocier les voix pour reconnaître les locuteurs, on se concentre pour suivre le développement d’un exposé…  Autrement dit, les objectifs d’écoute peuvent être très diversifiés et chaque type d’écoute met en jeu des processus perceptifs différents.

Il ne suffit pas d’écouter pour percevoir. Si notre attention s’endort, si nous perdons notre vigilance, nous n’entendons plus, nous perdons le fil. Il importe donc de s’entraîner à écouter, à percevoir.  En langue étrangère, cette perception n’est pas aisée et il convient de l’aiguiser. L’acuité perceptive peut être stimulée par des activtés qui visent à enrichir la perception et la mémorisation auditive chez l’apprenant. Ces activités, pratiquées juste avant une écoute ou travaillées de façon régulière à d’autres moments de la classe, ont pour but de préparer et d’activer l’écoute, en éduquant l’oreille. Écouter, en fermant les yeux, un document que l’on n’a encore jamais entendu permet de se familiariser avec le rythme, la mélodie, la manière de parler et invite l’auditeur allophone à se concentrer sur ces aspects, calmement, sans être distrait. Cette activité oriente l’écoute, aide à la concentration et prépare les nouvelles écoutes à venir du document.

Pour aller plus loin :

– LHOTE, É., Enseigner l’oral en interaction. Percevoir. Entendre. Écouter, Collection « Autoformation », Paris, Hachette, 1995.

-CORNAIRE, C., La compréhension orale,  Paris, Clé International, Coll.DLE, 1998.