En classe 4 – 5
Objectifs
- Découvrir des activités liées aux métiers présents dans un établissement scolaire
- Développer la compréhension orale, globale et sélective, à l’écoute d’un échange entre un(e) élève et un professionnel de l’école
L’activité consiste en l’écoute de personnes qui travaillent à l’école
L’apprentissage de l'oral - tout comme celui de l'écrit - suppose que l’apprenant soit exposé à des échantillons de langue produits par des experts.
À travers l’écoute de textes oraux, les apprenants repèrent des indices verbaux et non verbaux, observent des stratégies conversationnelles, intègrent des mécanismes langagiers, relèvent des caractéristiques propres à un genre donné, développent leur connaissance sur un sujet. Il s'agit donc de développer une écoute active.
— Myriam Denis et qui présentent sommairement leurs activités dans l’établissement. Ces interactions sont de courtes interviews audios
Une interview consiste à faire parler cette personne « experte » dans le but de communiquer les informations fournies à des tiers qui représentent, théoriquement au moins, la demande d’informations (Dolz et Schneuwly). Les contenus à récolter et transmettre peuvent relever d'autres domaines que ceux réservé au cours de français. Ici il s’agit de demandes sur la fonction exercée dans l’école.
L'interview permet de développer des capacités langagières propres au genre : prendre la parole en public dans le cadre d'une situation sociale présentant une certaine complexité ; apprendre à ouvrir/clore un échange ; développer des capacités d'écoute et de compréhension des réponses de l'interviewé ; définir le cadre thématique de l'interview, apprendre à poser des questions.
Le travail sur l'interview permet de travailler l'oral non comme simple medium de la communication en classe mais comme objet d'enseignement. L'objectif d'un travail sur l'oral comme objet d'enseignement est d'utiliser la parole comme support d'apprentissage pour pouvoir agir dans une situation de communication orale face à des destinataires. La situation d'oral implique des fonctionnements discursifs qui lui sont propres : l'ancrage dans un contexte déterminé, une communication en direct, un discours se faisant entre des interlocuteurs, la co-construction du discours dans la parole et l'écoute réciproques.
Pour, mener à bien cet échange, il importe que l’apprenant puisse adapter son mode de communication selon des rituels d’échange attendu en fonction dans l’école ou dans la société et selon son propre statut. Les formes d’interaction pour entrer en contact, demander, remercier, etc., varient d’une culture à l’autre. Comme l’indique C. Weber (2008, 147), « savoir se positionner dans une situation donnée, percevoir ou comprendre les indices qui régissent les modes de communication, fait partie de l’apprentissage du français langue seconde. » Via la mise en évidence des besoins langagiers formulés en actes de parole, les As découvrent des notions linguistiques spécifiques, subordonnées à ces actes de parole.
Pour aller plus loin :
- WEBER, C., « Normes, variations et représentations à l’oral : vers un chemin didactique mieux balisé », in CHISS, J.-L., Immigration, école et didactique du français, Éd. Didier, 2008.
- DOLZ J. et SCHNEUWLY B., Pour un enseignement de l'oral. Initiation aux genres formels à l'école, Paris, E.S.F, 2016.
— Myriam Denis menées par des élèves. Chaque dialogue est écouté, puis les questions concernant sa compréhension sont posées. Les élèves répondent individuellement en s’aidant des images. La correction est collective. Ce travail de compréhension
La situation de communication oriente la compréhension et l’auditeur établit des hypothèses de sens. Autrement dit, il est amené à anticiper le contenu du message lors de l’écoute. On parle alors d’ « horizon d’attente », c’est-à-dire que l’auditeur est actif, il projette vers l’avant son écoute.
Ces hypothèses sont, d’une part, sémantiques. Elles peuvent s’effectuer sur un plan global (thèmes traités, repérage des éléments de la situation - qui s’adresse à qui, avec quelles intentions, où et quand) ou à un niveau plus local (indicateurs lexicaux ou syntaxiques mais également prosodiques).
— Myriam Denis peut être global ou sélectif.
N.B. Les transcriptions des dialogues ne sont pas données aux élèves. Le choix des professions présentées dans les interviews sonores sont volontairement éloignées du quotidien des élèves qui pourront ainsi interviewer des personnes qu’ils côtoient régulièrement.
Dialogue 1

1re écoute
- Qui interroge ?

- Qui répond ?

- La personne est interrogée pour :

2e écoute
- Quelle activité fait la personne ?

- Dans son travail, elle aime ?

- Quel est son horaire ?

Dialogue 2

- Qui interroge ?

- Qui répond ?

- La personne est interrogée pour :

- 2e écoute
- Quelle activité fait la personne ?

- Dans son travail, il aime ?

- Quel est son horaire ?

3e écoute
L’enseignant fait à bouvrau écouter chaque dialogue et explique globalement le sens de chaque énoncé. Il peut mimer, paraphraser, utiliser des mots transparents et des illustrations.
Supports didactiques
- dialogue 1
- Dialogue 2
- documents
- images


