écritures – 1 – 12
Objectifs
- Dégager les idées principales d’un court extrait littéraire
- Faire part d’un vécu analogue au récit lu
L’enseignant propose un extrait littéraire à lire, issu du roman de Polina Panassenko, Tenir sa langue, publié aux Éditions de l’Olivier en 2022. Les fragments choisis montrent comment la narratrice s’approprie progressivement des mots français à son entrée à l’école maternelle, que sa mère appelle la materneltchik. Après chaque fragment, une courte activité est proposée aux As.


1) Les As lisent individuellement la présentation du roman puis le fragment 1.
Les As doivent indiquer à quel niveau scolaire se trouve Polina : à l’école maternelle, primaire, secondaire ?
Ils doivent ensuite indiquer ce que la syllabe tchik apporte au mot dit par la mère de Polina. Puis ils sont invités à indiquer si dans leur langue il existe un mot, un suffixe ou un préfixe pour adoucir un mot.
Les As réfléchissent aux éléments linguistiques qui adoucissentChaque individu produit du discours pour attirer l’attention, influencer ou changer l’attitude de ses interlocuteurs, ou parfois pour décrire le monde selon son propre point de vue. La langue offre différents moyens pour montrer l’engagement subjectif de l’énonciateur dans son énoncé: emploi de la première personne, recours à des adjectifs et des adverbes. Plusieurs langues recourent à l’emploi d’un diminutif prenant la forme d’un suffixe qui marque une valeur affective positive. Ainsi, il cagnolino, en italien, ou el perrocito, en espagnol, seront utilisés pour parler d’un chien. Cette forme est peu utilisée en français, langue dans laquelle on préfèrera l’utilisation de l’adjectif « petit » pour marquer cette nuance.
— Myriam Denis un terme ou un propos en français. L’enseignant peut leur indiquer que, en français, il n’existe pas de préfixe comme en russe, mais qu’on utilise beaucoup l’adjectif « petit ». Ainsi, dans la situation décrite dans le roman, on dirait « la petite école ».
2) Les As lisent individuellement la présentation du roman puis le fragment 2. En binômes, ils doivent répondre aux questions suivantes.
- Pourquoi Polina pense-t-elle que les autres enfants n’ont plus de parents ?
- Avec sa mère qui disparait de la classe, qu’est-ce qui disparait pour Polina ?
- À quoi Polina se raccroche-t-elle ?
Si nécessaire, l’enseignant élucide les mots ou les passages qui n’auraient pas été bien compris.
Les As sont invités à raconter oralement un moment où ils se sont retrouvés dans une situation où ils ne comprenaient pas une langue et ne pouvaient pas s’exprimer dans cette langue. Cela peut être en français ou dans une autre langue. Tous ne sont pas obligés de raconter un tel épisode. L’enseignant peut lui aussi raconter un moment vécu dans un langue étrangère lors duquel il ne pouvait rien comprendre ni rien dire.
3) Les As lisent individuellement les fragments 3 et 4. L’enseignant explique au préalable que Polina relate comment elle tente de comprendre ce que Philippe dit. L’enseignant amène les As à comprendre que Polina comprend qu’un son est utile quand il produit du sens : viens, tiens.
Les As sont invités à offrir à Polina « un son qui produit quelque chose », c’est-à-dire un mot monosyllabique qui véhicule du sens, comme viens ou tiens.
Supports didactiques
- Texte


