Ma santé – 3 – 8
Objectifs
- Repérer l’emploi des pronoms le/la/l’/les et en dans des énoncés simples.
L’enseignant fait réécouter chaque dialogue. Pour chaque dialogue, l’enseignant pose des questions qui permettent de saisir progressivement l’usage des pronoms en, le, la, l’, lesLes pronoms permettent de reprendre un terme utilisé précédemment dans l’énonciation sans avoir à répéter ce terme. Ils ont un rôle anaphorique. Le pronom est placé devant le verbe auquel il se rapporte sauf à l’impératif affirmatif, auquel cas il se pace derrière le verbe.
Les pronoms le, la , l’, les sont des formes de la troisième personne qui peuvent reprendre des personnes (Martine, je la connais bien), des objets (ce shampoing, vous pouvez l’utiliser tous les jours) ou même une idée (Vous ne pourrez pas conduire dans votre état. Je ne le crois pas). Les As peuvent parfois confondre ces pronoms avec le déterminant défini et répéter le mot substitué car ils pensent qu’il est obligatoire de l’utiliser après le, la, l’ ou les. D’où l’intérêt de mettre en place des exercices d’entrainement pour que leur usage soit intégré », par exemple sous forme de questions - réponses.
Le pronom en est utilisé pour reprendre la mention d’une ou quantité indéterminée (mentionnée par un partitif). Il est toujours invariable. Il reprend un nom précédé d’un déterminant partitif (Du café, j’en veux bien) Il peut aussi remplacer un nom précédé d’un déterminant indéfini (Une voiture, j’en ai une) ou d’un terme de quantité (Un kilo de pommes de terre, j’en voudrais un kilo). Toutefois, il peut exister des situations ou en sera repris par le ou la. Par exemple, si un pharmacien ou une pharmacienne demande : « Vous payez avec une carte bancaire ? ». Le client et la cliente peut répondre : « La voici ! » sans que cela ne pose problème.
Le pronom n’existe pas dans de nombreuses langues et certains As auront tendance à l'omettre. Il importe donc qu'ils comprennent bien son emploi et son caractère obligatoire.
Pour aller plus loin :
DE SALINS, G.-D., Grammaire pour l'enseignement apprentissage du FLE, Paris, Didier/Hatier, 1996.
POISSON-QUINTON, S., MIMRAN, R., MALHÉO-LE COADIC, M., Grammaire expliquée du français ; Niveau intermédiaire, Paris, Clé International, 2002.
— Myriam Denis.
Tous les documents audio se trouvent dans l’activité 4
Situation 1
Question de l’enseignant : Dans le dialogue, quel produit propose le pharmacien ?

L’enseignant incite les As à repérer si le client achète ou pas le produit. Il demande de repérer la phrase dite par le client. L’enseignant demande si le mot shampoing est répété dans la réponse du client ou s’ils entendent un petit mot qui indique que c’est le shampoing qu’il va prendre. Le pronom peut être complexe à repérer pour certains apprenants. Pour aider, l’enseignant insiste oralement sur la structure « Je le prends » en marquant plus particulièrement le pronom et en indiquant que le pronom peut être prononcé de manière plus compacteEn français langue orale et la langue écrite sont parfois éloignées, si bien que ce que l’on écrit ne correspond pas toujours à ce qui est dit dans un oral authentique.
Les linguistes ont montré que l’oral a une grammaire qui lui est propre. Cette grammaire de l’oral se caractérise par plusieurs aspects.
- Au niveau morphologique, certaines élisions sont admises : le e (Je l’prends – Je t’l’ai dit), le u du pronom tu (T’as du temps ?).
- Au niveau syntaxique, on peut constater l’omission de certains mots à l’oral comme le premier élément de la négation (Je sais pas), une fréquence moins importante de propositions subordonnées au profit de structures de juxtaposition, la structure c’est qui tend à remplacer régulièrement la structure sujet + verbe ou la forme ce sont (C’est lui qui, c’est lui qui…, c’est eux qui…).
- Au niveau de l’emploi des temps verbaux, on observe un usage fréquent de certains temps et la disparition d’autres formes. : le u futur simple est le plus souvent remplacé par la forme périphrastique aller + infinitif, le passé composé prédomine et le passé simple très peu fréquent.
- Au niveau du lexique, on constate la fréquence de « on » qui peut englober toutes les personnes de la conjugaison, et de l’adjectif « petit ».
Ces caractéristiques de l’oral sont à enseigner, car les As sont confrontés quotidiennement à ces formulations et peuvent s’étonner des différences entre les formes orales et écrites. a langue française a depuis longtemps codifié les normes de la langue écrite. Mais il faut donc montrer aux As que certaines formes de l’oral sont tout à fait tolérées. Il ne faut pas oublier que l’écrit n’est jamais que la transcription d’un oral préexistant. En outre, les formes orales sont représentatives de l’évolution de la langue qui se marque d’abord à l’oral.
— Myriam Denis.
Situation 2
Question de l’enseignant : Dans le dialogue, quel produit propose le pharmacien ? Quelle information complémentaire donne-t-il sur ce produit ?

L’enseignant demande combien de comprimés doit prendre le client. Il demande aux As comment ils le savent. Il demande si le mot comprimé est répété par le pharmacien. Les As peuvent répéter la structure. L’enseignant indique que le « en » reprend des comprimés et donc l’ensemble de la boite et que le « un » indique la partie à prendre. L’enseignant peut s’appuyer sur l’image de l’activité précédente représentant des comprimés pour montrer visuellement ce que cela implique.
Situation 3

L’enseignant demande si le pharmacien a de la vitamine C. La réponse attendue est non et l’enseignant demande aux As si le mot « vitamine C » est répété. Il invite les As à repérer la réponse du pharmacien. : « Je n’en ai plus ». Il peut demander ce qui dans cette phrase représente le terme « vitamine C ». L’enseignant faire remarquer qu’il n’y a aucune quantité indiquée puisque la réponse est négative.
Situation 4
Question de l’enseignant : Dans le dialogue, quel produit propose le pharmacien ?

L’enseignant demande si le pharmacien a plusieurs modèles de coupe-ongles. La réponse attendue est oui. Il demande comment ils le savent. Les As doivent repérer l’utilisation du « ce ». L’enseignant demande si la cliente est intéressée par ce modèle. La réponse attendue est oui. L’enseignant demande ce que veut savoir la cliente. Le pronom peut être complexe à repérer pour certains apprenants. Pour aider, l’enseignant insiste oralement sur la structure « Je peux déjà l’utiliser » en marquant plus particulièrement le pronom.
Situation 5

Question de l’enseignant : Est-ce que la cliente cherche un produit très spécifique ?
L’enseignant demande si le pharmacien a la crème spécifique demandée par la cliente. La réponse attendue est « oui ». L’enseignant demande aux As comment ils le savent. Il demande si le pharmacien répète le nom du produit. Il demande ensuite quel est le mot qui reprend le mot « crème solaire ».
Situation 6
Question de l’enseignant : Dans le dialogue, quel produit propose le pharmacien ?

L’enseignant demande si le pharmacien a plusieurs types de dentifrice. La réponse attendue est oui. Il demande comment ils le savent. Si les As n’ont pas encore compris l’usage du démonstratif il leur fait repérer l’utilisation du « ce ». S’il a le sentiment que ce type de repérage n’est plus nécessaire, il peut directement leur demander comment le pharmacien indique le dentifrice conseillé.
Situation 7
Question de l’enseignant : Dans le dialogue, qu’est-ce que le docteur a prescrit à la cliente ? Quel service demande-t-elle au pharmacien ?

L’enseignant demande aux As ce que demande la cliente et pourquoi. La réponse attendue est : elle demande qu’on lui apporte des béquilles car elle est tombée. L’enseignant demande aux As si c’est possible pour le pharmacien. Il demande de repérer si le mot « béquilles » est répété dans le dialogue ou si un autre petit mot le remplace.
Situation 8
Question de l’enseignant : Dans le dialogue, quel produit demande le client ? Quelle information complémentaire veut-il obtenir ? Que répond le pharmacien ?

L’enseignant demande comment la pharmacienne reprend les mots « ces lunettes ».
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