Débattons – 1 – 6

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L’enseignant fournit les tableaux suivants. Les élèves qui, lors de l’activité précédente, ont choisi le point de vue d’Olga reçoivent le tableau qui la représente et les élèves qui ont opté pour l’avis d’Italo reçoivent le tableau qui le représente.

 

Les élèves sont invités à lire le tableau suivant qui présentent les termes thèse, argument et jugement et leur définitionLes termes techniques sont ici directement donnés aux élèves. Mais ils doivent les comprendre par eux-mêmes puis montrer leur compréhension en plaçant les termes sur les fiches des personnages.

— Myriam Denis
. Ils le lisent en sous-groupes et doivent tenter de le comprendre.

Pour montrer qu’ils ont compris le tableau, les élèves doivent placer le titre correct au-dessus de chaque partie du tableau qui représente le personnage qu’ils ont reçu et ainsi distinguer la notion d’argument logique et de jugement de valeurLa thèse consiste en un point de vue général défendu par un argumentateur sur un problème donné. L'argumentateur doit ensuite apporter des éléments (preuves, faits, démonstrations...)  pour justifier son point de vue.
Les arguments logiques s’appuient sur la prise en compte des réalités et des relations qui existent entre elles. Ils s’appuient sur des faits, des explications concrètes, des raisonnements de cause à effet ou des comparaisons. Ce sont les arguments considérés comme les plus solides car, en les employant, on ne s’attaque pas à la personne d’autrui et on ne juge pas négativement sa proposition.
En revanche, lors d'un jugement de valeur qui portent sur les dispositions des sentiments, l’argumentateur exprime ce qu'il aime ou pas, ce qu'il admet ou pas. Au lieu d’expliquer pourquoi la proposition lui semble intéressante ou absurde par le biais d’un raisonnement logique, l’argumentateur la qualifie ou la disqualifie. Il manifeste son engagement émotionnel, ses réactions affectives face à un fait par un lexique marquant l'affectivité en adoptant d’emblée une qualification valorisante ou dévalorisante. Cette qualification affective aboutit parfois à une exaltation naïve ou à un rejet sans appel. Elle est souvent utilisée par les adolescents qui ne disposent pas des moyens de réfléchir à l’acte qu’ils accomplissent. Guider l’apprentissage de l’argumentation, c’est leur donner, progressivement, ces moyens-là, et c’est les aider en faire usage.
Pour aller plus loin :
- Français 3e/6e secondaire. Référentiel Langue, Bruxelles, De Boeck, 2003.
 

— Myriam Denis
.

L’enseignant invite les élèves à réfléchir à ce qui les a fait changer d’avis lors de l’activité précédente et à l’importance des arguments.

 

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