ecole-s1-7-CE

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Objectifs

  • Observer des formes verbales à l'indicatif présent pour dégager les spécificités de la construction des verbes pronominaux (1re et 3e personnes du singulier)
  • Réviser l'emploi et la morphologie du déterminant possessif (mon, ma, mes ; son, sa, ses)

Le professeur demande aux As de retrouver, dans la version écrite du dialogue, les phrases (en « je ») correspondant aux énoncés reconstitués à partir des bandelettes lors de l’activité 5 (en « il/elle »). Ces phrases sont recopiées avec des bandelettes puis appariées avec leur équivalent à la 3e personne du singulier.

NB : cet exercice peut aussi être directement proposé à partir de bandelettes reprenant les phrases du texte.

L’enseignant demande ensuite aux As de comparer les énoncés appariés et d’énoncer, parmi les différences observées, celles qui sont perceptibles à l’oral, notamment pour le changement de pronom sujet et/ou de déterminant possessifÀ la différence de l'anglais où le possessif s'accorde en fonction du genre du possesseur (his hat - her hat / his shoes - her shoes), le déterminant possessif français s'accorde en genre et en nombre avec l'objet possédé (ma chemise / mon chapeau, ses chaussures).
Par ailleurs, la distinction entre son-sa-ses et leur-leurs se révélera également complexes pour des locuteurs anglophones ou hispanophones, car les formes de la 3e personne du déterminant possessif ne diffèrent dans leur langue en fonction de nombre.
En russe, en revanche, le possessif de la troisième personne peut prendre deux formes selon qu'il se rapporte au sujet (svoi) ou s'il se rapporte à une personne qui n'est pas le sujet de la phrase (ievo).
Enfin, le français exclut en la présence simultanée d'un déterminant défini ou indéfini et d'un possessif sur l’axe syntagmatique (ma voiture), alors que cela est possible dans d'autres langues (en italien, la mia maquina / en espagnol, el coche mío).
Pour aller plus loin :
- MALHERBE, M., Les langages de l'humanité, Éd. R Laffont, 1995.
:

Je > Il – Elle

me > se

mon > son / ma > sa / mes > ses

Exemple de corrigé :

L’enseignant oriente alors la réflexion sur les variations qui affectent l’action, c’est-à-dire le verbeDans certaines langues africaines, ce n'est pas le verbe qui porte la marque du temps mais le pronom.
Pour aller plus loin :
- MALHERBE, M., Les langages de l'humanité, Éd. R Laffont, 1995.
. Cet élément correspond, dans l’exercice réalisé dans l’activité 5, aux mots repris dans la deuxième colonne.

Les As sont ainsi amenés à distinguer les verbes « simples » et les verbes qui se construisent avec un pronom qui varie selon la personne (Je > me ; Il > se) (= verbes pronominaux).

Les As sont invités à composer un corpusLes As sont incités à composer un corpus composé exclusivement de verbes construits avec un pronom. Ce corpus peut être écrit dans une partie qui lui est allouée dans un cahier ou un classeur. La question des traces revêt un enjeu important en pédagogie. La trace constitue le témoignage de l’activité de l’apprenant et de celle de ses pairs. La trace est la manifestation d’un processus en cours. Elle peut également exprimer le résultat d’apprentissage. La trace écrite peut revêtir différentes formes comme les textes, les listes de mots, les photos, les schémas (cartes mentales par ex.), les graphes, les tableaux... Elle peut s'exprimer sur divers supports comme le tableau noir, le tableau blanc interactif, une affiche, une feuille de papier de format A3, etc.
Lors de la construction des traces, il est important de partir des représentations initiales des apprenants, de leurs hypothèses, de leurs diverses réflexions et apports.
Il est également incontournable que le formateur anticipe le plus possible ces contenus afin d'envisager au préalable leur organisation sur le support choisi. Ainsi la trace est une réelle aide à la structuration des apprentissages.
Il est indéniable que la trace profite avant tout aux apprenants qui peuvent régulièrement s'y référer et la modifier en fonction de l'avancée des apprentissages. La trace sert alors de support de mémorisation des processus mis en place et permet aux apprenants d'échanger dessus à travers la langue.
Cependant, le formateur en a également une utilité puisque les traces lui permettent d'avoir une vue d'ensemble des apprentissages réalisés, c'est-à-dire des obstacles rencontrés, des processus mis en place et des acquis des apprenants. En cela, elles permettent une évaluation constante et des régulations de ses propres pratiques.

— Nathalie Genard
constitué exclusivement de verbes construits avec un pronom (verbes pronominauxLe terme "verbe pronominal" ne doit pas obligatoirement être donné. Ce métalangage n'a pas nécessairement d'équivalent dans d'autres langues et peut brouiller la compréhension de la notion au lieu de la favoriser.). Quatre formes sont ainsi relevées : me/se lève, me/se promène, me/se brosse, me/se couche. L’enseignant invite ensuite les As à reprendre le dialogue initial, à s’arrêter aux sept premières lignes et à compléter le corpus qu’ils sont en train de construire en repérant les verbes du même type (je me lave, je m’habille). Le cas échéant, l’un ou l’autre verbe appartenant au lexique courant de la classe pourra être ajouté (je m’appelle / il s’appelle…).

Synthèse sur un panneau

je / il

me / se

verbe / action

Exemples : Je me lave. – Il / elle se lave.

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