Expériences – 2 – 11

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Objectifs

  • Relater des actions effectuées précédemment lors de l’expérience réalisée en classe
  • Utiliser le passé composé dans une nouvelles situation

Les élèves sont invités à reprendre leur séquentiel réalisé pour l’expérience 1 : la germination. Ensemble, ils miment ce qu’ils ont fait lors de cette expérience.

En sous-groupe, ils préparent le texte oral au passé composé qui accompagne le mime. Ils doivent utiliser la structure : on a préparé / on a mis / etc. Chaque groupe vient mimer et dire les actions réalisées devant la classe. Aucun texte ne peut être lu.

L’enseignant peut ensuite demander aux élèves de vérifier si leur description est claire pour quelqu’un qui n’a pas vécu l’expérience. Les élèves revoient leur petit récit avec cette contrainte.

Ensuite, l’enseignant peut inviter en classe un ou des destinataires qui n’ont pas vécu l’expérience (éducateur, autre enseignant, élèves d’une autre-classe, étudiant stagiaire…) et qui écoutent la présentation des élèves et posent des questions s’ils ne comprennent pas.

Cette activité oblige les élèves à modifier certains paramètres énonciatifs
Modifier les paramètres énonciatifs signifie travailler sur la variation des situations de communication. Ce travail passe par des reformulations. En modifiant les paramètres de la situation de communication (destinataire présent où absent au moments des faits racontés, destinataire unique et connu ou destinataires multiples et inconnus, passage d'un genre discursif à un autre...) on permettra à l'apprenant de prendre conscience que l'on s'exprime différemment selon la situation spatio-temporelle et le contexte de l'échange. De cette manière, les élèves seront amenés à utiliser, à l'oral, des normes davantage liées à l'écrit.
Ce sera surtout grâce à la fréquence et à la régularité de ce travail à l'oral, portant sur des activités bien définies (reformuler, récapituler, résumer, etc.) qu'un apprentissage de cette langue plus distanciée peut se faire.


— Myriam Denis
en utilisant des déictiques (ce jour-là, le jour suivant, etc.), en recourant au passé, en utilisant des organisateurs temporels (d’abord, ensuite, etc.). Ces éléments sont apportés par l’enseignant. De la sorte se construit progressivement un passage d’un discours ordinaire à un discours propre à l’écrit disciplinaire
Ce passage commence par une verbalisation à l'oral d'un français quotidien, passe par le développement de la compréhension de textes modèles, pour aboutir à la capacité de rédiger des textes canoniques attendus, tel le compte rendu. Comme l'indique V. Spaeth, c'est via des formes d'"interdiscours" et des formulations intermédiaires qui vont conduire progressivement vers des formes plus expertes, relevant de l'écrit, que s'opèrent ce passage.
Pour aller plus loin:
- SPAËTH, V., Le français 'langue de scolarisation" et les disciplines scolaires, in CHISS, J.-L., Immigration, école et didactique du français, Éd. Didier, 2008.


— Myriam Denis
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