Expériences – 2 – 13

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Objectifs

  • Mettre en texte les expériences menées en classe
  • Planifier la mise en écriture
  • Rédiger un texte intermédiaire
  • Réviser son texte

Les élèves doivent, en sous-groupes, rédiger le compte rendu de l’expérience effectuéeLes différentes disciplines scolaires supposent non seulement de comprendre mais aussi de produire des genres de discours spécifiques, construits sur une structure particulière. En sciences, le compte rendu d'expérience constitue une genre d'écrit qui a ses codes formels ainsi qu'un langage plus abstrait. Beacco remarque que "du point de vue des enseignements scolaires, cela veut dire faire passer les élèves des discours "je-ici-maintenant" à des discours objectivés, généralisables et fondés/argumentés"(Beacco, 2012, 119).
Pour aller plus loin :
BEACCO, J.-C., « Faire réussir dans toutes les disciplines scolaires : les dimensions langagières de l’acquisition des connaissances, In KLEIN, C. Le français comme langue de scolarisation. Accompagner, enseigner, évaluer, se former.
 

— Myriam Denis
dans la séquence 1.

Pour les aider, l’enseignant leur propose de travailler progressivement selon la démarche suivante : reprendre les tableaux réalisés à l’activité précédente et s’accorder sur les paramètres repris dans ces deux tableaux. L’enseignant intervient à chaque point pour les guider ; il attend que chaque groupe ait terminé avant de passer au point suivant.

1. Les élèves indiquent le nom des deux expériences dont ils vont parler.

2. Ils font le plan de leur texte. Pour cela, ils peuvent s’appuyer sur le plan proposé dans le tableau 1.

3. Les élèves décident si leur texte sera au présent ou au passé. L’enseignant peut les amener à réfléchir à l’objectif de leur texte : raconte-t-on une expérience que l’on fait maintenant ou que l’on a faite il y a plusieurs jours ?

4. L’enseignant invite les élèves à observer, dans les deux textes « modèles », ce qui figure au début du texte (la date, la question de départ, la constitution du matériel) et à la fin du texte (résultat et réponse à la question de départ). Ils peuvent ensuite rédiger le début et la fin de leur texte.

5. L’enseignant invite chaque sous-groupe à raconter oralement ce qu’ils ont fait lors de l’expérience de germination. L’enseignant les invite à mettre sur papier ce qu’ils viennent de direLe passage par l'oralisation constitue une manière d'amener les élèves à entrer dans l'écrit de manière rassurante: ils peuvent à présent raconter oralement ce qu'ils ont fait; ils peuvent donc s'appuyer sur ces compétences pour les transférer à l'écrit. Toutefois l'écrit suppose une organisations précise (utilisation de liens entre les informations, ponctuation du discours,  emploi des temps adéquats, suppression des répétitions, etc.).

— Myriam Denis
puis d’organiser ces informations en utilisant des mots liens qu’ils peuvent repérer dans le second texte.

6. Les élèves sont invités à relire leur texte. Ils doivent être attentifs aux points suivants :

– Le texte est-il bien structuré ?

– La question de départ est-elle claire ?

– Les temps des verbes sont-ils corrects ?

– Les mots-liens sont-ils bien utilisés ?

– La conclusion du texte est-elle précise ?

Ils doivent ensuite se mettre dans la peau de leur lecteurLa prise en compte du décalage entre l'oral et l'écrit se fera en se mettant dans la peau d'un lecteur qui n'a pas assisté à l'expérience.
Tout émetteur peut ancrer son discours dans le temps et dans l'espace de la situation de l'énonciation (ici / maintenant) ou, au contraire, dissocier son discours de l'ancrage spatio-temporel de production de celui-ci (il / là / ce jour-là).  Dans le premier cas, on parle alors d'énonciation de proximité (ancrage conjoint) et dans le second, d'énonciation distanciée (ancrage disjoint).
L'enseignement du FLE se concentre au départ davantage sur l'oral et sur des mises en situation, concrètes et contextualisées, le passage à un langage plus décontextualisé sera une des difficultés que l'élève allophone aura à surmonter. Ces difficultés ne seront pas que linguistiques et locales (lexique, syntaxe) mais aussi discursives. En effet, ce sera à travers des tâches langagières spécifiques (définir, rapporter du discours, justifier, narrer, expliquer...) que l'élève devra apprendre à maîtriser des configurations d'éléments linguistiques plus ou moins codés et propres à certains types de discours présents dans le cadre scolaire.
Le dispositif de la séquence mène ainsi à faire évoluer l'oral vers l'écrit en faisant varier un petit nombre de paramètres à chaque étape : faire germer des graines et verbaliser l'action, s'adresser à un interlocuteur qui a une connaissance partagée avec le locuteur puis à des interlocuteurs qui n'ont pas de savoirs communs, entrer dans un écrit distancié.

— Myriam Denis
et relire leur texte en se demandant si quelqu’un qui n’a pas réalisé l’expérience pourra comprendre le texte.

Le texte est recopié par chaque élève et repris par l’enseignant qui les corrigera et reviendra au cours suivant sur les réussites et les erreurs rencontrées dans les textes. Les élèves corrigeront collectivement leur texte en fonction de ces remarques. Il s’agit d’une production intermédiaire qui servira par la suite. Il est donc important que chaque élève dispose de ce texte