Femmes – 3 – 3
Objectifs
- Développer la compréhension globale et sélective à l’écoute d’une chanson sur Bruxelles
- Relever des formulations exprimant l’acte de parole « exprimer son appréciation pour un lieu »
Au fil de la séquence, quelques chansonsLes chansons font partie de la culture générale partagée par les locuteurs d’une langue donnée. Elles véhiculent, de manière explicite ou implicite, des images, des attitudes, des valeurs auxquels les membres d’une communauté peuvent s’identifier. Les chansons permettent à l'apprenant une forme d’imprégnation dans la culture du ou des pays dont il apprend la langue.
Par son caractère esthétique, la chanson recèle tout d'abord le pouvoir de solliciter l'apprenant affectivement. On l'écoute pour se divertir, se détendre, en apprécier la mélodie ou le texte. Elle permet également de susciter l'expression non verbale : le rythme, la mélodie parleront directement à l'auditeur.
En outre, les chansons peuvent permettre un accès fructueux à la langue car :
- les formulations y sont souvent proches de la langue orale quotidienne et de la conversation (vocabulaire courant, forte densité de pronoms personnels, structures syntaxiques simples...) ;
- la structure narrative des chansons aide à une compréhension qui permet d'aller du global au local ;
- les éléments rythmiques peuvent aider à acquérir ou renforcer la prosodie de la langue cible ;
- la répétition de refrains ou de certaines paroles aident la mémorisation du vocabulaire ou de certaines structures grammaticales qui pourront être acquises plus rapidement que par d'autres supports ;
Les chansons peuvent cependant se caractériser par des normes langagières de l’oral (formes contractées à l’oral que l’on ne retrouvera pas à l’écrit) ou par une langue littéraire où les normes relèvent de l'écrit (poèmes mis en musique).
Il existe sur Internet de nombreuses versions imagées de chansons. Ces versions imagées sont des interprétations faites par les réalisateurs des films. C'est pourquoi il sera plus opportun de proposer aux As un corpus d'images dans lequel ils prélèveront ce qui correspond à leur propre compréhension et à leur interprétation.
Pour aller plus loin :
GOURVENNEC, L., Paroles et musique : le français par la chanson, Paris, Hachette FLE, 2017.
— Myriam Denis sont travaillées. Elles sont interprétées par des chanteurs et chanteuses belges et donnent à voir des aspects socioculturels.
1) Les As écoutent une première fois la chanson « Bruxelles je t’aime » d’Angèle» Le choix de cette chanson se fait autour du thème de Bruxelles, en échos avec d’autres chansons vues plus tard, interprétés par des chanteurs et chanteuses belges. Le but est de développer la culture générale sur la capitale belge. La chanson peut poser quelques problèmes de compréhension en raison du mode d’articulation choisi par Angèle. Tout ne doit pas être compris intégralement. L’activité porte surtout sur des expressions utilisées par la chanteuse pour exprimer son amour de la ville. Le repérage porte aussi sur les communes de cette ville vues dans l’activité précédente. Des réalités socioculturelles sont aussi présentes dans cette chanson, à travers l’évocation des fêtes, la présence de deux langues dans la ville, un possible éclatement du pays en raison de problèmes politiques entre les communautés linguistiques.
— Myriam Denis. Ils doivent indiquer les réponses qu’Angèle donnerait à ce sondage.
« Bruxelles je t’aime » d’Angèle : https://www.youtube.com/watch?v=a79iLjV-HKw

Corrigé
C’est une ville que je connais très bien – C’est une ville que j’adore.
2) Les As écoutent à nouveau la chanson et plus spécifiquement le refrain. Celui-ci peut être récouté plusieurs fois.
« Bruxelles je t’aime, Bruxelles je t’aime
Tu m’avais manqué
Bruxelles je t’aime, Bruxelles je t’aime
T’es ma préférée
Bruxelles je t’aime, Bruxelles je t’aime
Tu m’avais manqué
T’es la plus belle, oui, t’es la plus belle
Paris m’appelle quand je veux rentrer chez moi
Quand le ciel gris et la pluie me manquent, je vais mieux quand j’te vois
Les villes sont belles mais moi je ne pense qu’à toi
Quand mon pays et ma ville me manquent, moi, je ne t’oublie pas ».
Les As doivent indiquer les formulations qui montrent comment la chanteuse dit qu’elle aime Bruxelles et ce qui lui manque de Bruxelles lorsqu’elle en est loin.

Corrigé

3) Les As écoutent à nouveau la chanson d’Angèle. Ils doivent trouver les lieux et d’autres éléments caractéristiques de Bruxelles dont elle parle.

Corrigé

4) L’enseignant s’arrête sur cet extrait qu’il fait réécouter. Il peut éventuellement montrer le texte.
« Et si un jour elle se sépare et qu’on ait à choisir un camp.
Ce serait le pire des cauchemars, tout ça pour une histoire de langue.
J’ai vécu mes plus belles histoires en français et en flamand.
Laat mij het zeggen in het Vlaams, dank u Brussel voor mijn naam.
Et si un jour, elle se sépare et qu’on ait à choisir un camp.
Ce serait le pire des cauchemars, tout ça pour une histoire de langue.
J’ai vécu mes plus belles histoires en français et en flamand.
Laat mij het zeggen in het Vlaams, dank u Brussel. »
L’enseignant demande tout d’abord si tout le passage est en français et s’il n’y a pas une autre langue utilisée par Angèle. Puis il demande via le questionnaire de repérer le sujet dont parle la chanteuse et la position de celle-ci face à ce sujet.

Corrigé

5) Les As écoutent un court extrait d’une interview d’Angèle à passer depuis le début jusqu’à 1:44 : https://www.youtube.com/watch?v=JvHDQsZs0vQ
Ils doivent indiquer ce qu’elle répond à deux questions posées.

Corrigé

Les mêmes questions peuvent être posées aux As s’ils connaissent Bruxelles.
Transcription de la chanson

6) Les As sont ensuite invités à lire la courte biographie d’Angèle. Ils doivent indiquer ce qu’elle dit d’elle-même dans la chanson.

Corrigé
– Elle est de Bruxelles et elle aime sa ville : « Bruxelles je t’aime, Bruxelles je t’aime.
Tu m’avais manqué » – « Quand mon pays et ma ville me manquent, moi, je ne t’oublie pas. »
– Son nom de famille est Van Laeken, Laeken étant une commune de Bruxelles : « Laeken à qui je dois mon nom. »
– Elle est d’expression française mais se débrouille en flamand. Elle a vécu son enfance dans une commune flamande : « J’ai vécu mes plus belles histoires en français et en flamand. »
Supports didactiques
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