Ma santé – 3 – 13
Objectifs
- Observer l’emploi du pronom « en ».
- Dégager dans un texte à visée informative des informations concernant un produit médical.
- Dégager le réseau anaphorique dans un texte.
- Dégager le thème traité dans un folder médical.
Les As reçoivent un texte à visée informative sur la vitamine D. Au préalable, l’enseignant peut leur demander c qu’ils/elles connaissent sur la vitamine D.
1) Lors d’une première lecture, les As sont invités à survoler le texte et dégager le contexte de production du texte.
Madame Dulac a lu ce texte. À votre avis,
- D’où peut venir ce texte ?
- De quoi parle-t-il ?
- Pour qui est-il écrit ?
2) L’enseignant invite ensuite les As à lire les questions et à indiquer de quoi va parler chaque partie.
L’enseignant demande aux As de ne plus regarder le texte et les invite à répondre aux trois questions en fonction de ce qu’ils en savent.
L’enseignant note les propositions.
3) Après la lecture de chaque partie, les As communiquent ce qu’ils ont appris et ensemble on compare avec leurs connaissances initiales.
4) Les As sont ensuite invités à relire l’ensemble du texte et à souligner tous les termes qui désignent la vitamine DLes anaphores contribuent à assurer la cohésion du texte et permettent la consolidation du sens. a reconnaissance de ces relations anaphoriques est nécessaire dans les interactions orales mais favorise aussi une compréhension plus fine du texte lu.
Lorsque les objets auxquels on se réfère sont déjà apparus dans le fil du discours et qu’ils sont repris, on a affaire à une relation anaphorique. Pour désigner cet objet déjà connu, on a recours à une nouvelle manière de l’actualiser dans le discours : on passe par exemple d’un déterminant indéfini ou d’un partitif à un déterminant défini, possessif ou démonstratif. Ce passage n’est pas toujours aisé pour les apprenants, surtout s'ils n’utilisent pas de déterminants dans leur langue. Pour faire comprendre cette modification subtile du déterminant, on peut le représenter sur une ligne du temps qui fait saisir le changement de point de vue énonciatif : maintenant, on parle de quelque chose dont on a déjà parlé préalablement.
Le pronom joue également un rôle anaphorique. Il permet de reprendre un terme utilisé précédemment dans l’énonciation. Les pronoms le, la , l’, les sont des formes de la troisième personne qui peuvent reprendre des personnes (Martine, je la connais bien), des objets (ce shampoing, vous pouvez l’utiliser tous les jours) ou même une idée (Vous ne pourrez pas conduire dans votre état. Je ne le crois pas). Les As peuvent parfois confondre ces pronoms avec le déterminant défini et répéter le mot substitué car ils pensent qu’il est obligatoire de l’utiliser après le, la, l’ ou les.
Le pronom en est utilisé pour reprendre la mention d’une ou quantité indéterminée (mentionnée par un partitif). Il est toujours invariable. Il reprend un nom précédé d’un déterminant partitif (Du café, j’en veux bien) Il peut aussi remplacer un nom précédé d’un déterminant indéfini (Une voiture, j’en ai une) ou d’un terme de quantité (Un kilo de pommes de terre, j’en voudrais un kilo). Toutefois, il peut exister des situations ou en sera repris par le ou la. Par exemple, si un pharmacien ou une pharmacienne demande : « Vous payez avec une carte bancaire ? ». Le client et la cliente peut répondre : « La voici ! » sans que cela ne pose problème. Le pronom n’existe pas dans de nombreuses langues et les As auront tendance à l'omettre. Il importe donc qu'ils comprennent bien son emploi et son caractère obligatoire.
C’est par des entrainements en situation que les As s’approprient progressivement ces emplois. Ce travail peut s’effectuer par le biais de plusieurs techniques : des questions / réponses grâce auxquelles les apprenants relient le mot de substitution à son antécédent, la création de courts dialogues où un élément mentionné est repris, la modification du genre du personnage principal d’une histoire, le fait de tracer un sentier graphique au sein du texte, la remise en ordre d’un texte découpé.
Pour aller plus loin :
DE SALINS, G.-D., Grammaire pour l'enseignement apprentissage du FLE, Paris, Didier/Hatier, 1996.
POISSON-QUINTON, S., MIMRAN, R., MALHÉO-LE COADIC, M., Grammaire expliquée du français ; Niveau intermédiaire, Paris, Clé International, 2002. L’enseignant invite les As à réfléchir sur l’intérêt de varier la reformulation d’un même élément dans un texte.
Par exemple, il peut montrer qu’on évite de trop répéter le même mot, et que l’on relie les informations d’une phrase à l’autre ou d’un paragraphe à l’autre.

Sources :
https://www.levif.be/societe/sante/avons-nous-vraiment-besoin-de-vitamine-d-pendant-lhiver/ (article du 11/12/2019 mis à jour le 21/01/2021) magazine En marche (Mutualité Chrétienne) 16/09/2021

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