Métiers – 2 – 14
Objectifs
- Présenter collectivement, à l’oral, le métier d’aide familial/e
- Revoir ses représentations sur le métier d’aide-familial
Les As reçoivent à nouveau le tableau qu’ils ont complété dans l’activité 2. Celui-ci est vide. Ils le complètent puis comparent avec leur premier tableau. Ils indiquent si leur point de vue sur le métier est resté le même ou a changé.
Les As discutent entre eux, s’ils ne sont pas d’accord. Ils doivent, au final, être capables de décrire le métier d’aide familial/e. L’enseignant peut apporter des précisions pour certains points : les caractéristiques du travailL’aide familial ne travaille qu’à domicile. L’aide familial/e exerce un métier à part entière, pour lequel il existe une formation spécifique. L’aide familial/e réalise des tâches que peut prendre en charge une aide-ménagère, mais s’occupe également d’autres tâches supplémentaires : courses, repas, démarches à l’extérieur avec le bénéficiaire (rendez-vous médicaux, banque, …), toilette d’hygiène, accompagnement (dans le cadre de soins palliatifs ou de pathologies particulières), présence, prévention, rôle éducatif (accompagnement, des enfants). L’aide familial joue également un rôle important dans la stimulation L’aide familial/e est spécialisé dans l’accompagnement global de la personne dans les divers aspects de la vie journalière. C’est un métier très polyvalent.
L’aide familial/e est d’abord au service d’un adulte. Les personnes âgées représentent plus ou moins 80% du public. Il y a aussi régulièrement des bénéficiaires adultes qui sortent de clinique, qui ont besoin d’une aide momentanée, qui souffrent d’un handicap physique ou mental, des jeunes adultes qui sortent d’institution psychiatrique, mais aussi des familles qui demandent de l’aide parce que la maman ou le papa est débordé(e), désorganisé(e) ou malade. Il / Elle peut intervenir auprès d’enfants, mais dans un rôle d’accompagnement et d’éducation, pas de garderie.
L’aide familial/e réalise des toilettes d’hygiène ou de confort, mais il n’est pas autorisé à appliquer une pommade médicamenteuse ou des gouttes dans les yeux, à couper les ongles des bénéficiaires.
La toilette est une occasion pour l’aide familial d’observer le bénéficiaire et de prévenir l’assistant/e social/e ou le médecin si un problème de santé est détecté. Ce rôle d’observation est une part importante du métier d’aide familial/e.
Le travail à domicile de l’aide familial/e n’est ni monotone, ni répétitif. Les tâches changent continuellement. La part de l’entretien ménager reste importante parmi les tâches effectuées, mais c’est un entretien qui est réalisé en accompagnement avec la personne. Et puis la situation peut parfois évoluer : l’aide familial/e commence par venir pour de l’entretien, puis il/elle intervient pour de l’accompagnement plus global du bénéficiaire.
Pour aller plus loin :
Valisette pédagogique, « Valorisation de la filière aide-familial(e) », Bassin EFE, Chambre enseignement Namur, Fédération Wallonie-Bruxelles.
— Myriam Denis chez le bénéficiaire, les qualitésPour être aide familial/e, il faut être porté vers les autres et avoir un sens de l’humain, mais il faut aussi pouvoir prendre du recul, mettre des limites et ne pas emporter avec soi les problèmes de la personne. Il importe aussi que l’aide familial/e transmette les problèmes qui dépassent le cadre de sa mission ou de ses compétences professionnelles.
L’initiative et l’organisation sont indispensables dans le métier car le bénéficiaire ne donne pas toujours toutes les consignes. L’aide familial/e doit alors trouver les moyens de cuisiner avec des restes, stimuler l’appétit d’un bénéficiaire qui ne veut pas manger, proposer des activités aux bénéficiaires, trouver des solutions s’il n’y pas le matériel nécessaire, ou encore aider à se repérer dans son logement, s’occuper des enfants… Mais l’aide familial/e doit aussi observer, sonder et comprendre les habitudes du bénéficiaire, pour s’y adapter.
Pour aller plus loin :
Valisette pédagogique, « Valorisation de la filière aide-familial(e) », Bassin EFE, Chambre enseignement Namur, Fédération Wallonie-Bruxelles.
— Myriam Denis à avoir, les relations avec l’équipeSi le métier d’aide familial/e s’exerce exerce seul en famille, il se fait également en équipe. Il y a une collaboration étroite avec les autres aides familiaux, mais aussi avec les autres intervenants (infirmière, garde à domicile, administrateur de biens, aide-ménagère, kinésithérapeute, médecin généraliste…). Le métier s’inscrit dans une équipe plurisciplinaire.
Le carnet de communication ou de liaison reste à domicile et permet aux aides familiaux de communiquer entre eux et éventuellement avec d’autres intervenants (médecin, famille…). Par ailleurs les aides familiaux ont aussi des réunions d’équipe, à peu près une fois par mois, au sein du service où ils/elles rencontrent l’assistant/e social/e. Lors de ces réunions, les aides familiaux relayent les situations ou les problèmes vécus sur le terrain. Les informations qui peuvent amener à une aide plus adaptée à la personne doivent être relayées aux collègues (informations pratiques) ou à l’assistant social (informations qui concerne la santé). Il y aussi toujours un/e assistant/e social/e de permanence au service pour répondre aux questions éventuelles.
Pour aller plus loin :
Valisette pédagogique, « Valorisation de la filière aide-familial(e) », Bassin EFE, Chambre enseignement Namur, Fédération Wallonie-Bruxelles.
— Myriam Denis, les besoins spécifiquesIl est impératif de posséder un véhicule pour exercer le métier d’aide familial/e, car il y a plusieurs bénéficiaires à voir par jour, parfois éloignés d’une quinzaine de kilomètres. L’aide familial/e doit également pouvoir assurer les demandes des bénéficiaires : faire des courses ou accompagner le bénéficiaire à des rendez-vous médicaux.
Pour aller plus loin :
Valisette pédagogique, « Valorisation de la filière aide-familial(e) », Bassin EFE, Chambre enseignement Namur, Fédération Wallonie-Bruxelles.
— Myriam Denis.

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