Nos amies – 1 – 12

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Objectifs

  • Réinvestir la classification, vue dans l’activité précédente, pour distinguer la cause, la conséquence et le connecteur adéquat

L’enseignant invite les élèves à lire les phrases suivantes et les élèves doivent replacer chaque partie de la phrase dans l’ensemble qui correspond.

Lisez les phrases suivantes et complétez le tableau.

1. Comme il pleut, je reste à la maison.

2. Vu que je n’ai pas de monnaie, je n’achète pas de biscuits.

3. Marina ne vient pas à l’école parce qu’elle est malade.

4. Puisque j’ai très soif, je bois beaucoup d’eau.

5. Comme je n’ai plus faim, je ne prends pas de dessert.

6. Les oiseaux s’envolent, car le chat arrive.

Lisez à nouveau les phrases et indiquez à quel schéma correspond la phrase.

Afin de visualiser la relation de cause – conséquenceDistinguer la cause de la conséquence est une difficulté que rencontrent de nombreux adolescents, même francophones. Cette opération consiste à établir une relation logique entre deux assertions et à poser l’une comme entrainant l’existence de l’autre. Le repérage des deux parties n’est pas toujours aisé, car le mouvement de pensée peut soit demander de partir de l’existence d’un fait pour en dégager les effets (Il a beaucoup étudié de sorte qu’il a réussi), soit partir d’un résultat pour en expliquer l’origine (Il a réussi parce qu’il a beaucoup étudié).
Cette difficulté s’accroit pour un élève qui ne maitrise pas la langue d’enseignement car les formulations pour énoncer cette relation peuvent prendre des formes diverses. Les deux mouvements de pensées peuvent s’exprimer par une locution suivie d’un verbe conjugué tant pour la cause (parce que, puisque, comme, vu que, car) que pour la conséquence (de sorte que, si bien que, par conséquent, c’est pourquoi, aussi). Une locution causale peut également être suivie d’un nom (à cause de, en raison de …). Certaines locutions permettent d’apporter des nuances sémantiques : exprimer une cause positive (grâce à), négative ou invalide (sous prétexte que, faute de), conditionnelle (Si tu étudies, tu pourras réussir), une marque de déduction (puisque) ou une conséquence déjà connue (d’où).
La relation de cause à effet s’exprime aussi par l’emploi de noms tant pour marquer la cause (la cause, la raison, le motif, l’origine, etc.) que la conséquence (la conséquence, le résultat…). Il est également possible de formuler ce raisonnement par l’emploi d’un verbe (entrainer, provoquer, aboutir à, produire, résulter de, découler de …) qui non seulement relie les deux assertions mais peut permuter leur placer dans la phrase.
Ces locutions, verbes et noms sont fréquemment utilisés en sciences, en histoire, en mathématiques, en géographie où il s’avère souvent indispensable de comprendre comment un fait en implique un autre.
Schématiser cette relation permet de faire comprendre le mouvement de pensée entre les deux assertions et la manière dont il se déploie dans l’énoncé.  Il ne s’agit pas ici d’aborder toutes les formulations pour exprimer la cause et la conséquence. Seules quelques locutions et verbes sont travaillés ici afin d’éviter une surcharge lexicale pour les apprenants. Le lexique relatif à cette notion se complétera au fur et à mesure de l’apprentissage, mais le recours au schéma facilitera à chaque fois la compréhension de l’emploi des nouvelles formulations rencontrées.
Pour aller plus loin :
- CHARAUDEAU, P. (1992), Grammaire du sens et de l'expression, Paris : Hachette.
- de SALINS, G.-D. (1996), Grammaire pour l'enseignement apprentissage du FLE, Paris : Didier/Hatier.

— Myriam Denis
, pour chaque affirmation, les apprenants sont invités à choisir le schéma qui correspond.

Phrases n° :

Phrases n° :

Placez ensuite les connecteurs suivants sur chaque schéma : comme, vu que, puisque, parce que.

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