Nos amies – 2 – 13

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Objectifs

  • Compléter un organigramme
  • Développer la notion de schématisation
  • Relier des informations présentes dans un texte et dans un schéma

L’enseignant demande aux élèves de classer les animaux suivants en deux catégories. Ils doivent justifier leur réponse.

Le chat Le tigre La souris Le perroquet Le pigeon

 

Les élèves sont ensuite invités à observer le tableau qui suit. Ils doivent à indiquer si leur tri coïncide avec celui-ci : retrouver dans quelles parties de ce tableau se retrouvent les éléments de leur classement et observer comment sont ici classés les cinq animaux qu’ils ont dû classer au préalable.  Il s’agit ici de passer d’une invitation à trier à une capacité à observer un classement.En sciences, trier signifie la possibilité de se référer à tous les critères possibles. Partir du tri effectué par les élèves permet à l’enseignant de connaitre les pré-acquis dont disposent déjà les élèves et aux élèves de se poser des questions sur leurs propres critères de tri.
Classer, en revanche, suppose de tenir compte de critères existants, ce qui est le cas lorsqu’il faut comprendre une nomenclature spécifique. Lire un schéma ou un tableau suppose de rentrer dans une lecture non linéaire. Cette lecture permet aussi une entrée dans une pensée abstraite qui s‘organise au travers d’opération de classement et de catégorisations.
Le tableau, proposé ici est volontairement incomplet. Le principe est de montrer un exemple de classement possible et non de se substituer au professeur de sciences, lequel pourra compléter ou revoir ce tableau. Le classement proposé en ordonnée ne reprend pas le critère de famille, lequel pourra être explicité par l’enseignant qui montrera qu’un critère peut être ajouté dans le bas du tableau : les carnivores reprennent par exemple les familles des félidés, des canidés, des ursidés, etc.   Le classement en abscisse pourra être complété par l’enseignant de sciences, car certaines classes tels les reptiles ne sont scientifiquement plus valides aujourd’hui.

— Myriam Denis

 

Sont ensuite proposés aux élèves deux textes issus du site du zoo de Planckendael. Les élèves ne doivent pas lire le texte mais procéder à une lecture sélectiveLa lecture sélective consiste à prélever des données précises, des informations concrètes et spécifiques, et à ne pas s'attacher au reste du document. Il s'agit donc pour l'apprenant de se révéler apte à sélectionner l'information en vue de son projet de lecture. La lecture sélective constitue une stratégie de sélection et est mise en œuvre lorsqu’il y a nécessité de rechercher une information ponctuelle. Elle procède par élimination jusqu’à ce que l’élément recherché soit trouvé.
Ici il n’est pas nécessaire de lire tout le document pour pouvoir retrouver l’information recherchée. En revanche, il faut être capable d’établir des liens entre les catégories proposées dans le tableau et les catégories du texte qui sont en partie différentes. Ce travail de mise en réseau des informations dans divers types de documents témoigne également d’une compréhension fine des élèves. C’est un excellent mode d’évaluation des transferts de compétences.

— Myriam Denis
en localisant l’endroit où ils peuvent trouver l’information pour compléter le tableau.  Ils complètent ensuite le tableau en y plaçant l’ara et le lion.

Document reproduit avec l’aimable autorisation du zoo de Planckendael.

 

Document reproduit avec l’aimable autorisation du zoo de Planckendael.

Corrrigé

 

L’enseignant peut ensuite montrer que le schéma peut se compléter en créant un niveau supplémentaire dans le bas de l’organigramme et en insérant le niveau de famille, repris dans les documents issus du zoo.

Images Pixabay

 

Les élèves sont amenés à expliciter l’intérêt du dernier schéma. Ils doivent comprendre l’idée de catégories et observer l’organisation en organigrammePrésent dans de nombreuses disciplines scolaires (en sciences économiques, en histoire, en sciences), l’organigramme permet de systématiser une chronologie (par exemple, présentation d’une dynastie où, en haut, se trouve l’élément le plus ancien, en bas les éléments les plus récents), une hiérarchie (par exemple, présentation de l’organisation d’une entreprise où l’élément le important se situe en haut du schéma), l’emboitement de catégories (par exemple, présentation d’un système de classement en sciences, où la catégorie la plus générale se situe en haut du schéma et où les éléments appartenant à cette catégorie générale se subdivisent en colonnes dans le bas du schéma).  Ce dernier cas de figure est ce qui est proposé ici, puisque l’organisation proposée va de l’hyperonyme à l’hyponyme.
Lire ce type de schéma n’est pas d’emblée une tâche qui va de soi. Pour le rendre explicite, la proposition faite ici consiste à observer où sont classés des animaux qu’on a dû soi-même classer, puis à le compléter en s’appuyant sur une source dans laquelle est présentée, sous une autre forme, la même classification. De la sorte, on s’approprie peu à peu le schéma, on tente par l’observation d’y dégager un sens.
Ensuite, on amènera les élèves à le caractériser en relevant l’organisation entre les différentes parties : tous les animaux, puis la classe, assez facile à observer car regroupant des grandes catégories (les oiseaux, les insectes, puis les mammifères…), ensuite l’ordre dont le terme donne une indication sur le comportement de ces animaux (carnivore, qui mange de la viande ; psittaciforme, qui répète sans comprendre), enfin la famille qui pourra montrer que le tableau peur encore se compléter.
Expliquer l’intérêt du schéma consiste à faire relever par les élèves l’intérêt de classer, de catégoriser pour regrouper des éléments (ici des animaux) ce qui est semblable et distinguer ce qui est différent. En classant et en organisant, on organise et structure ce qui nous entoure et le savoir que l’on va mémoriser.  Comme le dit Nicole Wauters, « Classer des animaux, des figures géométriques, des nombres, des mots… c’est découvrir leur nature profonde, c’est pouvoir ensuite pouvoir utiliser ces savoirs avec pertinence parce qu’on les comprend. »  L’auteure indique que rendre consciente cette démarche de classement permet aux élèves d’apprendre à conceptualiser et à comprendre des critères différents de leurs critères subjectifs, à comprendre l’universalité d’un classement en fonction de critères scientifiques.
L’observation des critères de classement est ce qui, par la suite, permettra aux élèves d’apprendre à définir, car une définition mentionne généralement la catégorie à laquelle appartient un être ou un objet ainsi que ses caractéristiques.
Pour aller plus loin :
- WAUTERS, N., Langage et réussite scolaire, Couleur livres, Mons, 2020.
- VOLLMER, H. J. (2010). Une démarche et des points de référence - Éléments pour une description des compétences linguistiques en langue de scolarisation nécessaires à l’enseignement/apprentissage des sciences (fin de la scolarité obligatoire), Conseil de l’Europe - Division des politiques linguistiques
- GIASSON, J., La lecture. De la théorie à la pratique, De Boeck, Bruxelles, 2004.

— Myriam Denis
(de l’élément le plus large – hyperonyme – au plus précis – hyponyme).

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