Objet 1.24 CO – 5e écoute

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Objectifs

  • Construire un référentiel syntaxique lié à l'emploi des relatives avec "qui" et "que"
  • Développer la compréhension sélective
  • Repérer deux structures syntaxiques permettant de définir un objet

Lors d’une dernière écoute, les As sont invités à écouter plus spécifiquement les passages suivants :

– Je vais maintenant utiliser la bêche, la bêche qui est un outil qui sert donc à bêcher.
– Voici maintenant le râteau, le râteau qui sert, comme le dit son nom, à ratisser.
– J’ai mis une latte qui va me servir de guide.
– Je prends maintenant un petit bâton qui va me permettre de faire un petit sillon
– Je prends maintenant l’arrosoir qui sert à arroser, c’est-à-dire à verser de l’eau.
– Dans ma brouette, j’ai mis de la paille que j’utilise pour pailler le jardin.
– J’ai ici une cisaille de jardin qui va servir à couper, afin d’égaliser la haie.
Voici le sécateur qui va permettre aussi de couper des petites branches.
– Voici les épinards que j’ai plantés en septembre et que je vais récolter maintenant.
– Les épinards sont des légumes que l’on peut cuisiner cuits.
– Ce sont des légumes que l’on peut aussi cuisiner crus en salade 

Après l’écoute de chaque phrase, l’enseignant demande aux As d’expliquer ce qu’est chaque objet. Les As doivent retrouver la formulation qui donne la fonction de l’objet. Les formulations sont notées au tableau. Les As sont invités à classer en deux groupes les formes présentéesL'apprenant endosse ici un rôle d'enquêteur en cherchant des indices au sein de la phrase et du sens qu'elle revêt dans ce contexte.
Le rôle de l'enseignant est de guider les apprenants pour les amener à ajuster leur compréhension de ces phrases et à en dégager l'intention signifiante.  Il aide les As à formuler leur résultat, résultat qui devra être considéré comme provisoire car la compréhension de cette même structure pourra différer dans un autre contexte.
Ce type de démarche relève d'une réflexion collective et donc sociocognitive et d'une approche de la langue épilinguistique, c'est-à-dire d'une analyse de la langue basée sur une connaissance intuitive de la langue qui se construit au fil de sa pratique.
Pour aller plus loin :
- PORTINE, H., « La conceptualisation grammaticale : entre grammaire artificielle et grammaire mentale », Recherches en didactique des langues et des cultures [En ligne], 15-1 | 2018, mis en ligne le 02 janvier 2018. http://journals.openedition.org/rdlc/2662 ; DOI : https://doi.org/10.4000/rdlc.2662

— Myriam Denis
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L’enseignant amène les As à distinguer les deux structures syntaxiques en demandant aux As de placer les éléments des phrases dans des colonnes différentes. L’objectif est de montrer ici un des emplois du pronom relatif : une forme qui permet de définir un objet. Une explication provisoire peut être la suivante : « qui » est directement suivi de la définition de l’objet et « que » est suivi d’une personne qui fait une action avec l’objetLa proposition relative apporte un complément d'information sur un terme déjà présent dans la phrase. Le pronom relatif a donc un rôle anaphorique : il reprend un mot cité auparavant dans le discours, en l'occurrence dans la phrase.
Une difficulté pour plusieurs As (hispanophones ou lusophones notamment) consiste à opérer la distinction entre "qui" et "que" car, dans leurs langues, un seul terme correspond à ces deux pronoms relatifs. Autre difficulté : certains apprenants associent "qui" à l'idée de personne et non d'objet (en lien avec ce qu'ils connaissent déjà, par exemple dans la question "Qui est-ce?).
Le pronom relatif est ici abordé dans un de ses emplois : la définition. Expliquer la forme syntaxique en s'appuyant sur la valeur sémantique et ses emplois en contexte permet aux As de mieux saisir ce qu'apportent ces structures, d'où la proposition faite ici de s'arrêter à un emploi lié à la définition et la caractérisation d'un objet et aux formes que peut prendre cette définition.  Cette explication est provisoire et devra être complétée par la suite par d'autres emplois vus en contexte.  L'option choisie ici est aussi d'éviter un métalangage s'appuyant sur la fonction du pronom dans la phrase (sujet, complément), car ce métalangage ne fait pas nécessairement sens pour les As.
Pour aller plus loin :
- CHARAUDEAU, P., Grammaire du sens et de l’expression, Paris, Hachette, 1992.
- de SALINS, G.-D., Grammaire pour l'enseignement / apprentissage du FLE, Paris, Didier/Hatier, 1996.
- POISSON-QUINTON, S., MIMRAN, R., MALHÉO-LE COADIC, M., Grammaire expliquée du français ; Niveau intermédiaire, Paris, Clé International, 2002.

— Myriam Denis
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Les As peuvent aboutir à la constitution du tableau suivant :

Supports didactiques