Objet 1.9 CO

Télécharger l’activité

Objectifs

  • Associer un dialogue entendu à une situation de communication
  • Développer la métacognition sur les stratégies d'écoute
  • Développer une compréhension globale Comprendre, c’est construire du sens, c’est-à-dire construire des relations entre différents éléments perçus ou entendus. L’auditeur opère un va-et-vient entre des éléments du discours, il détecte des indices, associe, relie, compare et interprète. Dans les niveaux A1 et A2, il est nécessaire procéder à plusieurs écoutes d'un même document, pour que Comprendre, c’est construire du sens, c’est-à-dire construire des relations entre différents éléments perçus ou entendus. L’auditeur opère un va-et-vient entre des éléments du discours, il détecte des indices, associe, relie, compare et interprète. Dans les niveaux A1 et A2, il est nécessaire procéder à plusieurs écoutes d'un même document, pour que l'apprenant s'approprie progressivement le sens. Lors d'une première écoute, l'entrée dans le document se fait à partir d'une compréhension globale grâce à laquelle l'A recherche des indices qui lui permettent de comprendre de quel genre de document il s'agit, d'identifier les paramètres de la situation de communication et de relever la thématique traitée. Pour vérifier la compréhension, il faut privilégier des moyens qui permettent à l'A de montrer qu'il a compris sans avoir à passer par une production, c'est pourquoi on évitera les questions ouvertes.

Les apprenants sont invités à écouter une première fois, les yeux fermés, les petits dialogues suivants. Après chaque dialogue, ils peuvent faire part de ce que cette conversation évoque pour eux, des images qu’elle suscite. Les propositions des As sont notées au TN. L’enseignant pourra revenir sur ces apports pour faire nommer les stratégies d’écoute et associer les logos correspondants.

 

 

Avant la seconde écoute, l’enseignant distribue aux As cinq illustrations et, individuellement, chacun doit associer chaque dialogue au dessin correspondantVisualiser constitue une stratégie spontanée lorsque nous écoutons un document sonore.  D'ou l'importance de proposer aux As des images leur donnant l'occasion d'associer ce qu'ils entendent à ce qui est dit.
Les images présentées ici sont situationnelles : elles mettent en scène des situations décrites dans le document et peuvent faire l'objet de diverses interprétations. Leur richesse donne à l'apprenant la possibilité de se projeter plus aisément et de développer une expression plus élaborée.  Elles aident ici à une compréhension globale du document sonore.

— Myriam Denis
.

Illustrations d’Olivier Spinewine

 

Corrigés : Dialogue 1 – Dessin D / Dialogue 2 – Dessin E / Dialogue 3 – Dessin A / Dialogue 4 – Dessin C / Dialogue 5 – Dessin B

À l’issue de l’activité, l’enseignant demande aux As comment ils ont procédéLa compétence de la compréhension de l'oral est certes la plus difficile à acquérir, mais la plus indispensable. "Écouter" est une activité cognitive qui suppose que l'on décode ces sons de manière consciente en leur conférant du sens. Introduire une pédagogie de l'écoute pour apprivoiser l'oreille et favoriser le temps d'exposition à la langue étrangère et aux différents types de discours sont nécessaires dès les débuts de l'apprentissage, même si l'accès au sens n'est que partiel. Varier les situations d'écoute aidera les As à  développer leurs capacités en réception orale. Chaque écoute doit être orientée via des activités de repérage spécifiques pour aider l'A à peu à peu construire le sens.
L'apprenant, qui tente de comprendre, prélève les indices dans le document sonore, il s'appuie sur le contexte, formule des hypothèses, établit des liens avec ses acquis antérieurs, repère des mots connus, puis, au fil des écoutes, il infère et interprète.  L'aider à prendre conscience des ces différents processus et à les verbaliser lui permettra de, progressivement, mettre en place des stratégies appropriées. Évaluer ses propres ses propres comportements d’auditeur le conduira à pratiquer une écoute active, à rechercher de nouvelles stratégies d’écoute, à changer de procédure, bref, à développer une écoute plus consciente.
Demander aux As de réfléchir sur les stratégies qu'ils utilisent pour peu à peu comprendre un document sonore va leur permettre de développer la métacognition, laquelle les aidera à prendre en charge leur apprentissage de manière autonome et à développer de nouvelles attitudes  face aux objets d'apprentissage et dans leurs interactions sociales avec des francophones.
 
 

— Myriam Denis
pour choisir la bonne illustration. Pour les aider, il peut revenir sur leurs propositions ou leur demander s’ils essaient de comprendre la situationLa situation de communication oriente la compréhension (qui s’adresse à qui, avec quelles intentions, où et quand, à propos de quel sujet). Pour mener à bien ce processus, l'apprenant s'appuie sur ses acquis antérieurs en tant qu'auditeur (son expérience de vie, son expérience de la communication parlée dans sa langue première, sa connaissance antérieure de ce type de situation). L’auditeur établit ainsi des hypothèses de sens en s'appuyant sur une compréhension globale qui l'amène à anticiper le contenu du message lors des écoutes suivantes.
La prise de conscience de cette stratégie est importante pour des apprenants qui veulent d'emblée tout comprendre de manière détaillée ou qui cessent de se concentrer dès qu'un mot n'est pas compris.

— Myriam Denis
(qui, quoi, où?) et de visualiser la scène dans leur têteSe donner des images mentales pour soutenir sa compréhension est nécessaire si l'on est face à un document sans beaucoup d'illustrations. C'est une stratégie dont les As comprendront l'utilité si le discours comprend des descriptions de lieux, de personnes, d'actions ou d'objets. De cette manière, les As se construisent un cadre concret dans le lequel ils visualisent l'échange des intervenants. Ici, l'image situationnelle est fournie : aux As de l'associer au document. Plus tard dans l'apprentissage, cette image ne sera plus nécessaire et on pourra rappeler aux As l'importance de se créer cette image mentale pour accéder au sens.
 

— Myriam Denis
quand ils écoutent un échange. Il place sur un panneau les phrases suivantes. Ce support servira de référentiel par la suite.

Pour comprendre une ou plusieurs personnes qui parlent :

 

Je cherche à comprendre la situation (qui parle, à qui, où).

 

Je vois la situation dans ma tête.

 

 

Dialogue 1

Alma : Aujourd’hui, maman, je veux faire un gâteau au chocolat et une tarte aux pommes.

Marta : Alma, pour réussir ton gâteau, tu dois d’abord préparer les ustensiles. Alors, pour le gâteau au chocolat, prépare un moule à gâteau, un fouet pour mélanger, des bols, des cuillères en bois, une balance pour peser les ingrédients et un poêlon pour faire fondre le chocolat. Et, pour la tarte aux pommes, tu as besoin d’un rouleau à tarte, d’un couteau à éplucher et d’un moule à tarte.

Alma : Pour la tarte, je fais moi-même la pâte. Tu vas voir, ce sera délicieux.

Marta : Tu pourras bientôt vendre ta pâtisserie au marché, Alma!

 

Dialogue 2

Jiao : J’aimerais m’installer comme couturière car, dans mon quartier, il n’y a pas de boutique de couturier où l’on répare les vêtements et où l’on peut faire des retouches.

Ibtissam : Alors tu dois investir dans beaucoup de matériel.

Jiao : J’ai déjà une très bonne machine à coudre. Mais il est vrai que j’ai besoin de matériel. Je dois acheter du tissu, du fil à coudre, des boutons, des mètres rubans, des aiguilles, des épingles, des ciseaux de couture, des dés à coudre.

Ibtissam : Je serai ta première cliente.  Tu me confectionneras une jolie robe ?

Jiao : Bien sûr !

 

Dialogue 3

Léon : Bon, allez, on se met au travail. Igor, apporte l’échelle !

Igor : Voilà, voilà…

Tony : Moi, je vais chercher les pots de peinture.

Léon : Prenez aussi les pinceaux et les rouleaux.

Igor : Dis Léon, on commence par nettoyer les murs ? J’ai pris des éponges et un seau.

Léon : Oui, comme d’habitude! Mais on a aussi besoin de placer des bâches sur le sol et des rubans pour protéger les interrupteurs.

Tony : Comme d’habitude, Léon, comme d’habitude…

 

Dialogue 4

Tina : Bonjour, je m’appelle Tina et je travaille dans le bureau d’à côté. Tu es le nouveau collègue ?

Louis : Oui, je suis nouveau dans la maison. Je m’appelle Louis.

Tina : On se tutoie, d’accord ?

Louis : D’accord.

Tina : Je vais voir avec toi s’il ne manque rien. Alors, il y a bien l’ordinateur, l’imprimante et l’agenda, ça c’est indispensable. Ici, tu as du papier et des enveloppes. Dans le  tiroir du haut, on a des trombones, des stylos, des crayons, une agrafeuse et une perforatrice. Et, dans le tiroir du bas, tu as des classeurs pour ranger les documents.  Si tu as besoin d’autres types de classeurs, regarde, il y en a sur l’étagère.

Louis : Et la machine à café, où est-elle ?

 

Dialogue 5

Saïda : Bonjour madame Lheureux. Comment allez-vous aujourd’hui ?

Mme Lheureux : Oh, j’ai mal aux jambes. C’est mon arthrose !

Saïda : Je vais vous masser avec un peu de pommade. Oh, mais vous vous êtes blessée au bras. Je vous mets un pansement.

Mme Lheureux : Vous ne mettez pas de bandage ?

Saïda : Non, ce ne sera pas nécessaire… Voilà, c’est fait !

Mme Lheureux : Le docteur vous a laissé une prescription. Je crois qu’il faut continuer les piqûres.

Saïda : Oui, c’est ce que je lis. Un instant, je prépare la seringue… Attention, je pique !

Mme Lheureux: Vous, au moins, vous ne faites pas mal !

 

 

Supports didactiques