Passé – 2 – activité 16

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Objectifs

  • dégager des variantes lexicales concernant la localisation et le déplacement, en fonction de la situation d'énonciation

L’enseignant demande aux As de dégager où se trouvent la ou les personne(s) dont on parle quand on indique leur localisation et leurs déplacements. Ce travail se fait en groupe-classe. L’enseignant aide les apprenants à situer les énoncés en se référant à la représentation spatiale des deux pays citésDeux espaces sont évoqués par la locutrice, lesquels correspondent à deux temps différents, la période vécue dans le pays d'origine et la période liée au pays d'accueil. Se mêlent dans son discours un "ici et un "là-bas", un espace en lien avec le moment d'énonciation et un espace rapporté.

En français, la distinction entre les deux espaces se marque notamment par l'emploi de déictiques, c'est-à-dire les mots qui inscrivent les référents mentionnés dans le présent de l'énonciation (ici, ce, cette ) et l'emploi des temps verbaux. Le choix lexical des verbes indiquant le mouvement est également important pour se situer dans ces espaces (venir, rejoindre versus revenir, rentrer, retourner).

Une présentation linéaire est souvent attendue en français, d'où l'importance de faire repérer aux apprenants, ce qui relève d'un espace et de l'autre. Cette activité est à mettre en lien avec la mise en ordre chronologique des événements sur une ligne du temps.
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Cette dame se situe à présent :

❏  dans son pays d’origine

❏  dans un autre pays où elle vit maintenant

 

 

« La dame explique les déplacements dans la famille. Écoutez les extraits suivants et dites si la ou les personne(s) de qui cette dame parle se trouve(nt) dans son pays ou dans un autre pays. »

 

 

Dans le pays d’origine

Dans le pays où la famille vit maintenant

1. Mes parents sont encore là-bas et mes frères et sœurs aussi.

 

 

2. Mais, soudain, la révolution a commencé.

 

 

3. Nos filles nous appelaient pour nous demander de les rejoindre

 

 

4. Une famille était prête à nous héberger ici.

 

 

5. Mais mon mari voulait rester au pays.

 

 

6. Nous restés deux mois dans notre pays.

 

 

7. Puis nous avons fini par fuir pour venir ici.

 

 

8. Quand nous sommes arrivés, une association nous a aidés et nous avons loué un appartement dans ce quartier où on construit des logements.

 

 

 

Extension

À partir des illustrations, les As sont invités à raconter le parcours de cette famillePar le biais de la narration, les apprenants sont amenés à « transformer un vécu émotionnel fort, souvent traumatisant, en une expérience conscientisée et mobilisable » (Hubert, 2014). Le discours narratif en « elle/il » permet une distanciation rassurante, sécurisante, donnant à l’apprenant la possibilité de réfléchir à son histoire personnelle, en faisant des liens, en s’aventurant dans de nouvelles reconstructions qui donnent un autre sens, peut-être plus acceptable sur le plan psychique, à son histoire propre.

Pour aller plus loin : Hubert, B. (2014). Faire de sa vie une fiction. Hommes et migration, n°1306, p.23-30.
— Nathalie Genard

en plaçant les éléments sur une ligne du temps.

 

Supports didactiques

  • pays
  • tableau