Quand j’étais enfant – 1 – 12 – CE PE

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Objectifs

  • Dégager la morphologie des formes de l'imparfait à la 3e personne
  • Relier les formes verbales à l'imparfait à une valeur propre à ce temps, l'expression de l'habitude dans le passé
  • Repérer les formes verbales de l’imparfait

L’enseignant fait repérer dans le texte les actions réalisées par les protagonistes qui sont répétées chaque année et qui expriment les habitudes de la famille. L’activité se fait en binôme.

On allait au bord de la mer
Avec mon père, ma sœur, ma mère
On regardait les autres gens
Comme ils dépensaient leur argent.
Nous il fallait faire attention
Quand on avait payé
Le prix d’une location
Il ne nous restait pas grand-chose.
Alors on regardait les bateaux
On suçait des glaces à l’eau
Les palaces, les restaurants
On ne faisait que passer devant
Et on regardait les bateauxLe matin on se réveillait tôt
Sur la plage pendant des heures
On prenait de belles couleurs.
On allait au bord de la mer
Avec mon père, ma sœur, ma mère
Et quand les vagues étaient tranquilles
On passait la journée aux îles
… Sauf quand on pouvait déjà plus.
Alors on regardait les bateaux
On suçait des glaces à l’eau
On avait le cœur un peu gros
Mais c’était quand même beau.

Michel Jonasz, Les vacances au bord de la mer

Les verbes à l’imparfait sont repris au TN et les As invités à observer leur forme. Si les As relèvent « avaient payé », on le conserve dans un premier temps, puis on le mettra de côté en faisant remarquer que la forme est différente (deux mots).

L’enseignant s’arrête plus spécifiquement sur les formes « prenait » et « allait ». Il demande de rappeler comment se conjuguent ces verbes à l’indicatif présent. Il invite les As à observer les formes qui sont les plus proches de ce nouveau tempsL'indicatif présent comporte, dans sa morphologie, des formes qui se retrouvent dans d'autres temps verbaux. Par conséquent, la connaissance de formes de l'indicatif présent permet de mettre en place des formes pilotes qui serviront pour la construction morphologique d'autres temps verbaux. C'est ici le cas pour l'imparfait : le radical de la 1re personne du pluriel de l'indicatif présent est le même que le radical de l'imparfait pour tous les verbes, hormis pour le verbe "être".

Pour aller plus loin :
- ARRIVÉ, M., GADET, F., GALMICHE, M., La grammaire d’aujourd’hui, Paris, Flammarion, 1986
- LE GOFFIC, P., Les formes conjuguées du verbe français oral et écrit, Paris, Ophrys, 1997.
- KALINOWSKA, I.-M., Le verbe : modes et temps. Règles, exercices et corrigés, Bruxelles, De Boeck, 2010.
- CHARLES, P., Conjuguer ? Oui, mais autrement, Éd. Labor Éducation, Namur, 2011.
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– nous prenons => nous prenons => on pren + ait
– nous allons => nous allons => on all + ait

Une synthèse peut être proposée aux As sous forme de fiche-outilIl est important de garder des traces des synthèses réalisées. Ces traces se construisent progressivement en fonction de l’avancement des apprentissages effectués en commun. Cette trace visuelle (écrits, illustrations), sous forme de fiche-outil ou d'un panneau par exemple, est alors disponible à chaque apprenant en fonction de ses besoins. Le recours autonome à ces supports sera d’autant plus efficace que ces derniers auront du sens pour l’apprenant ; la co-construction de ces outils revêt en cela une importance certaine. Le recours aux traces peut se faire également à plus long terme, quand les apprentissages ont à être mobilisés dans d'autres contextes, y compris dans des séquences différentes.
— Nathalie Genard

(voir ci-dessous). Cette fiche se complètera progressivement en fonction des autres emplois et formes rencontrées de l’imparfait.

Fiche-outil sur l’imparfaitSi l'enseignant choisit de fournir une fiche-outil aux As, il doit veiller à ce que la construction de cette fiche se fasse progressivement avec les As. Nous donnons ici un exemple type du résultat qui peut être obtenu après avoir travaillé durant toute la séquence sur un fait de langue particulier, en l'occurrence l'imparfait de l'indicatif. En aucun cas, il ne s'agit de donner telle quelle la fiche aux As mais de les conduire, via des questions ciblées, à l'élaboration de leur propre fiche-outil.

L'étiquette métalinguistique est ainsi donnée à l'issue d'une pratique de la langue et d'une réflexion sur celle-ci.

Il importe également d'engager, en premier lieu, la réflexion sur l'emploi de la forme, car c'est ce qui pose le plus de problèmes aux As. La question de la formation morphologique se résout le plus souvent par une pratique  de la langue en contexte qui permet d'asseoir progressivement, via la répétition et la redondance, l'usage correct des formes travaillées.

1) Utilisation

Dans la chanson « Les vacances au bord de la mer », une personne raconte les habitudes de sa famille durant les vacances, lorsqu’elle était enfant :

on regardait les autres gens – on suçait des glaces à l’eau, etc.

Cette personne utilise un temps qui s’appelle l’indicatif imparfait.

L’indicatif imparfait sert ici à raconter des habitudes appartenant au passé.

2) Formation

Pour former l’indicatif imparfait, on prend pour base la 1re personne du pluriel (nous) de l’indicatif présent et on ajoute la terminaison : -ait

Nous prenons => on prenait de belles couleurs

☝ Cette formule ne fonctionne pas avec le verbe être. Être change de radical à l’indicatif imparfait, mais il utilise la même terminaison que les autres verbes à l’indicatif imparfait.

Ex. : Nous sommes => C’était quand même beau

En fonction de la personne qui fait l’action, on change la terminaison.
– Lorsque je parle de moi, j’écris : je regardais
– Lorsque je parle de moi et d’autres personnes, j’écris : on regardait
– Lorsque je parle d’une autre personne, j’écris : il / elle regardait
– Lorsque je parle de plusieurs personnes, j’écris : ils / elles regardaient

Supports didactiques

  • Fiche-outil sur l'imparfait