Activité 1 : Quand j’étais enfant – 1 – 19 – CE
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- Identifier la fonction d'un document en fonction du paratexte
- Repérer localement des éléments qui permettent d'identifier le genre du texte
L’enseignant invite les As à découvrir un texte issu de la presse. Il fait d’abord observer le paratexteÊtre confronté à un texte en langue étrangère, c’est d’abord faire face à une image. Un texte à visée informative est composé d’éléments plurigraphiques divers : différentes tailles de police, épaisseur ou inclinaison de certains caractères, présence de photos et ou de schémas, découpage en paragraphes, intertitres et ou titre de rubrique, chapeau, source… Pour construire progressivement du sens, les As doivent prélever des indices typographiques et s’appuyer sur des éléments iconographiques. Ils doivent également passer par une exploration conjointe et interactive du texte, des schémas, de l’illustration et être capables de relier ces différentes parties.
Par une lecture balayage, les As peuvent déjà prélever toute une série d’informations qui vont orienter leur lecture. En parcourant le texte des yeux, les lecteurs s’appuient sur le paratexte et repèrent des indices typographiques sur lesquels ils se fonderont pour consolider ensuite leur compréhension (couleurs, différences de polices, place de l’information sur la page, etc.). Ils en dégagent l’architecture discursive (apports de chaque partie du texte), repèrent la ou les partie(s) pouvant traiter de l’information recherchée, localisent les informations précises dont ils ont besoin. Par conséquent, l’observation du paratexte constitue une stratégie incontournable pour entrer dans la lecture d’un texte. Prélever des informations à partir du paratexte montre aux As que la lecture n’est pas un processus linéaire : en survolant le texte, le lecteur peut déjà identifier le genre du texte, la thématique et la source.
Pour atteindre cet objectif, les As font appel à leurs connaissances initiales sur des documents de ce type et survolent les documents, les manipulent, recherchent des indices dans le texte et le paratexte. Grâce à ces indices, le lecteur relèvera par exemple :
– la provenance du texte, grâce au repérage de la source ou du logo ;
– le genre de texte (bulletin scolaire, billet de train, carte d’identité, fiche de salaire…), par l’observation de la mise en page, l’organisation en paragraphes, les codes couleurs, les signes typographiques (mots en caractères gras ou italiques…) ;
– le sujet du texte ou l’information principale, grâce au titre et aux intertitres ;
– des fragments d’information, par le repérage des noms propres, de chiffres, etc.
Parmi les activités qui peuvent être réalisées en classe, on peut aussi faire relever les fonctions de chaque partie sur la page (par exemple, retrouver des éléments comme les ingrédients, le budget ou le temps de cuisson dans une recette), reconstituer sous forme de puzzle une page issue d’un magazine ou d’un manuel scolaire, associer des éléments du paratexte tels que la photo, le dessin ou le schéma qui accompagne le texte à une partie du texte. Ces activités permettent de saisir les liens entre les différentes parties qui composent le texte.
Pour aller plus loin :
- ADAMS, G., DAVISTER, J., DENYER, M., Lisons futé. Stratégies de lecture, Bruxelles, De Boeck, 1998.
- CORNAIRE, C., Le point sur la lecture, Didactique des langues étrangères, Paris, CLE International, 1999.
- CAVALLI, M., Lire - Balayage, repérage, formulation d'hypothèse, Paris, Éd. Hachette, 2000.
- ABDALLAH-PRETCEILLE, M. (dir.), Maitriser les écrits du quotidien, Paris, Ed. Retz, 2005.
- DENIS, M., "Les stratégies de lecture du texte documentaire", Caractères, n° 45, Association belge pour la lecture (ABLF), Seilles, juin 2013, 35-58.
- DENIS, M., "L'entrée dans la langue écrite en FLE: des stratégies d'écoute aux stratégies de lecture des textes fonctionnels ", Caractères, n° 45, Association belge pour la lecture (ABLF), Seilles, juin 2013, 20-34.
- RIQUOIS, E., Lire et comprendre en français langue étrangère, Paris, Hachette français langue étrangère, 2019.
— Myriam Denis.
– Regardez le texte. Qu’est-ce que c’est comme texte ? Où peut-on trouver ce texte ?
Réponse attendue : Un article. On peut le trouver dans le journal ou sur Internet.
– Avant de lire le texte, observez-le et dites de quoi il parle.
❏ Des vacances des Belges en 2010
❏ Des familles belges aujourd’hui
❏ Des vacances des Belges dans les années 1950
❏ Des vacances des Belges cette année
– Quand a été écrit l’article ?
❏ En 1960
❏ En 2010
❏ En 2018
L’enseignant peut demander aux As de verbaliser la manière dont ils ont trouvé les réponses à ces deux questions. Ils pourront alors prendre conscience de l’importance et de l’utilité du paratexte.
Voyage
Comment les Belges passent-ils leurs vacances aujourd’hui ?
À l’occasion du salon des vacances, nous avons interrogé la population belge sur ses habitudes de vacances depuis l’enfance. Les habitudes des Belges ont changé depuis 60 ans : ils partent plus, vont plus loin, voyagent moins en famille, ont de nouvelles activités et logent à l’hôtel.
En 1960, 34% des Belges partaient en vacances ; en 2010, ils sont 53%, autrement dit un Belge sur deux.
Plus de la moitié des Belges (55%) restait en Belgique en 1960. Aujourd’hui, ils sont seulement 20 % à rester en Belgique. Les pays proches de la Belgique sont les destinations privilégiées (France, Espagne, Italie …). Depuis les années 1990, beaucoup de Belges se rendent dans des pays lointains : aux Etats-Unis, en Thaïlande, au Mexique, en Chine…

Dans les années 60, le Belge voyageait plutôt avec sa famille (83%). Seulement 6% des Belges partaient avec leurs amis et 3% seuls. Aujourd’hui, le Belge part encore majoritairement avec sa famille (64%), mais il apprécie aussi partir avec des amis (23%) ou seul (9%).
Dans les années 60, les Belges allaient peu au restaurant, ils faisaient du sport, du vélo ou de la marche. En 2010, la majorité des Belges aiment surtout se reposer (59%), faire des visites culturelles (27%) et découvrir la gastronomie des pays visités (14%).
Enfin, le logement privilégié n’est plus le même. Dans les années 60, les Belges préféraient les locations de vacances ou le camping, et seul un Belge sur quatre logeait à l’hôtel. Aujourd’hui, un vacancier belge sur deux choisit l’hôtel.
D’après L’avenir, 2010
Supports didactiques
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