Imaginer

Descriptif

Cette première séquence du module va plonger les élèves dans la lecture d’un conte du Nigéria, « La Pintade de l’aube » (Rachmuhl, 2002), qui donne une explication imagée au phénomène géophysique du lever et du coucher du soleil. Ce conte des origines (appelé aussi « conte du pourquoi et du comment ») est l’occasion de faire découvrir aux élèves le fait qu’on ne lit pas tous les textes avec la même intention: certains textes vont nous faire rêver, rire, imaginer, réfléchir, d’autres vont nous faire apprendre, comprendre, agir. Il y a les textes « non fonctionnels » et les textes « fonctionnels ». À l’école, comme dans la vie, il est important de savoir pour quoi (dans quel but) on lit un texte, ce qu’on attend de lui.

Françoise Rachmuhl, 2002. « La Pintade de l’aube », 18 contes de la naissance du monde, Flammarion, 115-118.

 

 

  • Public

    Adolescents , Adultes
  • Niveau

    A.2.2 , B.1.1
  • Activités

    7
  • Tâche finale

    À la fin de la séquence, les élèves mèneront une discussion en groupe autour du statut des textes et de la distinction entre réel et imaginaire.
  • Objectifs généraux

    • Émettre et justifier des hypothèses
    • Identifier la structure textuelle
    • Distinguer le réel de l'imaginaire

Tableau de contenus

Composantes linguistiques

  • Les verbes de pensée à l'indicatif présent
  • Le champ lexical du conte
  • La relation de cause à effet

Actes de paroles

  • Émettre des hypothèses
  • Exprimer la relation de cause à effet
  • Faire un rappel de récit
  • Prendre congé

Genres discursifs

  • Le conte étiologique (conte du pourquoi et du comment)
  • Le récit en randonnée

Composantes socioculturelles

  • Distinguer le réel de l'imaginaire
  • Se poser des questions

Compétences en réception, production et interaction

Prérequis

Crédits

Projet FRHE « Outils axés sur la langue de scolarisation à destination des enseignants de FLE en DASPA »

© Pixabay pour les illustrations de la séquence.

Auteures de la séquence :  Cécile Hayez et Aphrodite Maravelaki.

Déroulement

    Prélecture
  • Cette séquence contient
    7 activités

Activité 1

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Objectifs

  • Faire des hypothèses sur le contenu du texte
  • Faire des liens entre le langage verbal et non verbal

L’enseignant projette au tableau le préambule du conte étiologique « La pintade à l’aube » et lit le petit texte à voix haute:

« La pintade à l’aube
Conte du Nigéria (Afrique)

Encore une histoire de soleil, mais cette fois, s’il ne se lève pas, c’est la faute de la pintade. La faute de la pintade ?… Pas si sûr. Lisez plutôt ce dernier conte malicieux, qui, avec ses répétitions et ses reprises, ressemble à ce que les conteurs, dans leur langage, appellent une randonnée. »

 

En collectif oral, l’enseignant invite le groupe à faire des liens entre ce qu’ils ont entendu et l’illustration:

« Relions ce qui est écrit à des éléments de l’illustration. » Quatre éléments peuvent être reliés (stratégie : faire des liens entre le langage verbal et non verbal):

  • soleil : entourer le soleil
  • pintade : entourer la pintade
  • Nigéria (Afrique) : entourer les éléments de paysage. Paysage de Savane ? (si les élèves ne connaissent pas, apport d’une photo de la part de l’enseignant).
  • aube: l’enseignant demande aux élèves pourquoi, selon eux, le soleil est dessiné à moitié caché ; ce que cela apporte comme information (>>> lien avec l’aube).

Sur cette base, les élèves peuvent émettre une hypothèse de lecture: l’histoire va parler du soleil qui ne se lève pas.

Supports didactiques

  • Préambule
  • Paysage de Savane
  • Google map Nigeria

Activité 2

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Objectifs

  • Identifier le type et le genre de texte

L’enseignant surligne des mots qu’on ne peut pas relier à l’illustration : histoire – conte – les conteurs – randonnée – langage – répétitions – reprises

  1. Le groupe classe formule oralement des hypothèses sur le type de texte qui va être lu (mobilisation des connaissances textuelles). Exemple de réponses possibles: « C’est une histoire, quelque chose qui n’est pas réel. » ou encore « un conte, c’est quelque chose qu’on raconte. »
  2. Ensuite, l’enseignant, pour aider les élèves à affiner le cadrage du texte, surligne dans une autre couleur « encore », « cette fois », « dernier »: l’enseignant, par un jeu de questions réponses, met les élèves sur la piste du « recueil » de contes. Ces mots permettent d’inférer qu’il y a eu d’autres histoires avant celle-ci.
  3. S’ensuite une discussion sur le mot randonnée et le lien avec la structure du texte : fait de reprises et de répétitions, comme une randonnée (on avance du point A au point B ; puis du point B au point C…). L’enseignant peut faire un dessin de ce qu’est une randonnée au tableau.
  • Avec ces éléments, on identifie en groupe classe à quel type et genre de texte on a à faire, avec quelle intention de communication. L’enseignant prend note des idées sous forme de dictée à l’adulte.
    Par exemple : « C’est un texte imaginaire / Il invente une explication / Pour le plaisir / Pour rigoler, pour s’amuser / C’est une petite histoire dans un livre qui a plusieurs histoires. »
  • Prolongement possible : demander aux élèves s’ils connaissent des contes. En parler.

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