Le professeur rassemble les As autour d’une table où figurent des photosEn langue étrangère, la photographie constitue un outil qui favorise la communication sans avoir à passer des explications trop complexes et difficiles à mettre en œuvre, surtout pour des apprenants de niveau A1 ou A2. À partir de photos, différentes activités peuvent être demandées aux apprenants : opérer une sélection parmi le corpus d’images, relever des éléments précis dans l’image, imaginer des éléments absents de l’image qui mobilisent d’autres canaux sensoriels (bruits, odeurs…), imaginer le hors champs, etc. Ensuite, lorsque les As disposent de moyens linguistiques suffisants, peuvent s’amorcer des discussions lors desquelles ils justifient leur choix, échangent sur les divergences ou les coïncidences de leurs observations.
Le photolangage est un mode de communication qui met en jeu l’image et la parole. Cette technique consiste à confronter les apprenants à un corpus de photos en relation avec un thème défini. Parler de soi s'avère parfois intimidant et ne se fait pas nécessairement de manière spontanée. La photographie est un outil pédagogique qui suscite l'affectivité et dont le pouvoir évocateur encourage l'immersion fictionnelle (concept initié J.-M. Schaeffer, cité par C. Muller) et la verbalisation. Les As deviennent des acteurs des images et parlent d’eux-mêmes de manière détournée. En se projetant dans la photographie, ils développent des compétences communicatives. Le "je" s'exprime en son nom ou en se mettant dans la peau du ou des personnages présent(s) sur la photographie.
La photographie favorise donc l'engagement dans l'apprentissage.
Pour aller plus loin :
- MULLER, C., "La photographie, déclencheur de parole en classe de FLE : la fiction dans les interactions" in DURAND J., HABERT B., LAKS B. (éds.) Congrès Mondial de Linguistique Française, Paris, 2008, Institut de Linguistique Française.
— Myriam Denis d’aliments. Les photos peuvent être reproduites plusieurs fois.
L’enseignant demande si les élèves voient des aliments qu’ils ont l’habitude de manger. Chacun choisit une à trois photos d’aliments qu’il mange ou boit au petit-déjeuner. Les aliments les plus communs à toute la classe sont ensuite nommés. L’enseignant s’appuie sur les connaissances initiales des As ou indique le mot à l’oral. Chaque apprenant présente les aliments qu’il a choisis en disant : « j’aime le/la/l’/les … ».
Les noms des certains aliments qui n’ont pas été choisis sont donnés par les As ou par l’enseignant si les As ne les connaissent pas.
Les aliments sélectionnés sont ensuite placés au tableau.
Le professeur demande ensuite aux As de se grouper par trois et de chercher ensemble quatre aliments qu’ils jugent nécessaires pour que le petit-déjeuner soit bon pour la santé. Les As présentent à la classe ce qui est commun aux trois personnes.
Des photos sont ajoutées au corpus ci-dessous si nécessaire.
