Tu es d’accord ? Pas moi !

Descriptif

Dans cette séquence, les élèves apprennent à donner leur avis avec nuance en utilisant des marqueurs exprimant l’opposition et la concession. À travers l’écoute de dialogues, ils découvrent les emplois de ces formes. Puis ils les repèrent sur la lecture de bulletins. Enfin, ils s’approprient cet usage de l’opposition et de la concession via des activités d’entrainement qui les aident à mettre en place les structures syntaxiques propres à la phrase complexe.

  • Public

    Adolescents
  • Niveau

    A.2
  • Activités

    13
  • Tâche finale

    Nous débattons sur l’intérêt de remplacer les professeurs par des machines.
  • Objectifs généraux

    • Développer des stratégies d’écoute d’échanges à visée argumentative.
    • Développer des stratégies de production à l’oral dans le champ de l’argumentation.
    • Développer des compétences permettant de s’opposer, de concéder et de réfuter dans un échange argumenté.

Tableau de contenus

Composantes linguistiques

  • Les connecteurs marquant l’expression de l’opposition
  • Les connecteurs marquant l’expression de la concession

Actes de paroles

  • Marquer son opposition
  • Concéder et réfuter Formuler une thèse

Genres discursifs

  • Le débat
  • L’échange à bâtons rompus
  • Le bulletin scolaire

Composantes socioculturelles

  • La place de l’argumentation dans la culture
  • La question de l’uniforme à l’école
  • La question de l’apprentissage du français

Compétences communicatives

Compétences sociolinguistiques

  • Nous dégageons les prises de position clairement affirmées et des arguments qui l’appuient
  • Nous écoutons les autres et adaptons nos interventions en fonction de leur point de vue

Compétences discursives

  • Nous produisons une courte argumentation étayée par des arguments

Compétences interculturelles

  • Nous nous projetons dans un point de vue autre que le nôtre
  • Nous observons les situations où l’on peut argumenter et débattre dans différentes cultures.

Compétences strategiques

  • Nous écoutons les autres pour pouvoir rebondir
  • Nous organisons des arguments

Compétences linguistiques

  • Nous repérons et utilisons des marqueurs exprimant l’opposition et la concession

Compétences referentielles

  • Nous réfléchissons à l’avenir de l’école dans un environnement complètement numérisé

Compétences en réception, production et interaction

Écouter

  • Peut comprendre les points principaux d’une intervention dans une langue claire et standard ou une variété familière sur des sujets familiers.
  • Peut généralement suivre les points principaux d’une longue discussion se déroulant en sa présence, à condition qu’elle soit exprimée clairement, dans une langue standard.
  • Peut suivre une argumentation ou une discussion sur un sujet familier et prévisible, à condition que les points soient soulevés dans un langage relativement simple, soient répétés et qu’il/elle puisse demander des éclaircissements.

Parler

  • Peut transmettre des informations factuelles explicites sur un sujet familier, par exemple pour indiquer la nature d’un problème ou donner des directives détaillées à condition de pouvoir préparer à l’avance.
  • Peut à l’aide de mots simples, exprimer son opinion sur des sujets de la vie courante.
  • Peut donner brièvement des raisons et des explications relatives à des opinions, des projets et des actions.

Interagir à l’oral

  • Peut sans préparation exprimer des opinions personnelles et échanger des informations sur des sujets familiers d’intérêt personnel ou pertinents pour la vie quotidienne (par ex. la famille, les loisirs, le travail, les voyages et les faits divers).
  • Peut émettre ou solliciter un point de vue personnel ou une opinion sur des points d’intérêt général
  • Peut exprimer poliment ses convictions, ses opinions, son accord et son désaccord

Prérequis

  • La justification
  • La notion de thèse et d’arguments
  • Être familiarisé avec l’écoute de documents sonores

Crédits

Projet FRHE  – Outils axés sur le langue de scolarisation à destination des enseignants de FLE en DASPA

Auteures de la séquence : Myriam Denis et Véronique Fernandez

Déroulement

    Atelier 1
    Nous découvrons des points de vue sur le port de l’uniforme
    Situation mobilisatrice La situation mobilisatrice correspond à une phase de sensibilisation à travers laquelle l’enseignant suscite la motivation face à la tâche à venir, cible à atteindre. À ce stade, il veille à créer un climat propice à l’apprentissage, en partant de ce que les apprenants connaissent déjà, et à diriger leur attention vers l’objet d’apprentissage.

    La situation mobilisatrice permet à l’enseignant de vérifier ce que les apprenants ont acquis mais aussi d’identifier les manques. De par la confrontation des différents apports des apprenants, de nouvelles notions peuvent être amorcées et donner l’envie aux As d’aller plus loin.
    Observation L’étape d’observation a pour but d’exposer les apprenants à des échantillons de langue. L’apprenant s’imprègne – via l’audition d’un document sonore ou via la lecture d’un document écrit – de structures linguistiques, de points grammaticaux, d’un lexique nouveau, d’éléments culturels ou de schémas textuels. Face à cet échantillon de langue, l’apprenant est bien entendu actif. Il construit progressivement du sens grâce à plusieurs écoutes ou lectures et grâce aux différentes techniques de réception mises en place dans les activités de compréhension. Lors de cette étape, des objectifs d’apprentissage ciblés sont travaillés afin d’outiller les apprenants en vue de la réalisation de la tâche finale.
  • Cette séquence contient
    13 activités

Atelier 1 - Nous découvrons des points de vue sur le port de l’uniforme

Activité 1

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Objectifs

  • Anticiper les arguments que l’on peut opposer à avis différent du sien
  • Rechercher des arguments pour ou contre l’instauration d’un uniforme à l’école

Les élèves sont invités à lire la lettre suivante écrite par une jeune fille de 13 ans. Il s’agit d’une proposition à débattreLe  système scolaire, en Belgique francophone, invite fréquemment les élèves à prendre la parole et à argumenter : en sciences, pour justifier des hypothèses ; en citoyenneté, pour débattre d’un sujet de société ; en français langue première, où le débat argumenté est un genre textuel travaillé en classe. On attend des élèves qu’ils s’expriment de manière intelligible et intelligente, car ils ont dû apprendre à le faire dès la maternelle.
Les élèves sont ici confrontés à un usage de l’argumentation qui les invite à prendre position sur un sujet donné sans qu’ils ne disposent, au départ, d’informations sur le sujet fournies par l’enseignant. Cette démarche est notamment pratiquée en éducation à la philosophie et à la citoyenneté.
Or il n’est pas demandé dans tous les systèmes scolaires d’être aptes à argumenter oralement sur un sujet, certaines cultures scolaires favorisant davantage une relation au savoir où les élèves prennent peu la parole.  Dans certaines cultures, prendre la parole sans avoir la certitude que ce que l’on va énoncer est correct est très mal perçu. Si on ne sait pas, on se tait de crainte de perdre la face devant autrui et surtout devant l’enseignant. Dans certains systèmes éducatifs, l’enseignement se fonde sur des principes tels que le travail presque exclusif de la langue écrite, l’imitation comme méthode d’apprentissage, la restitution de savoirs sous le contrôle de l’enseignant, la récitation de textes mémorisés, l’absence d’interactions entre élèves. Dès lors, les activités de classe ne mobilisent pas des comportements d’initiatives et des tâches de production.
Ici, les élèves doivent donc comprendre - et accepter ! - qu’il leur est demandé de se positionner alors qu’ils ne disposent pas nécessairement de tous les éléments pour le faire.  Dans une classe Daspa, la prise de risque lors d’interventions orales est inévitable. Elle permettra aux enseignants d’ajuster leur enseignement en fonction des difficultés et réussites relevées et aux élèves de prendre conscience de la valeur formative de l’erreur.
Pour aller plus loin :
- BOUVIER, B., (2002) « Apprenants sinophones et place de la parole dans la classe de FLE », Études de linguistique, n°126,  pp. 189-199.
- ALEXANDER, R. (2009). « De l’usage de la parole en classe », Revue internationale d’éducation de Sèvres, 50, pp.  35-47.
- ROBERT, J.-M. (2009), Manières d’apprendre. Pour des stratégies d’apprentissage différenciées, Paris : Hachette-Français langue étrangère.

— Myriam Denis
.

La classe est divisée en groupes de 4 élèves. Deux groupes doivent trouver des arguments en faveur de l’uniforme et les deux autres groupes cherchent des arguments contre l’uniforme. À un moment, chaque groupe peut envoyer un ambassadeurVia l'interaction, les élèves s'approprient des formulations linguistiques, négocient le sens et construisent ensemble leur savoir dans la langue cible. Il peut, en outre être plus sécurisant, pour certains élèves plus introvertis ou timides de s'exprimer au sein d'un groupe restreint plutôt que devant l'enseignant et l'ensemble de la classe.
Le principe de l'ambassadeur envoyée dans une autre groupe pour récolter des informations s'inspire de techniques de gestion de groupes qui dynamisent la classe, rend les élèves acteurs de leur apprentissage et plus autonomes.
Le fait de devoir récolter des informations opposées à celle que l'on doit construire aide à envisager la problématique dans une vision plus large du réel et à mieux saisir la force d'un argument. Car si l'on connait la critique que l'on peut opposer à un argument, on peut soit facilement l'intégrer partiellement et chercher une issue à une situation conflictuelle, soit le combattre plus efficacement.

— Myriam Denis
dans un groupe qui défend l’avis opposé pour connaitre leurs arguments. De retour dans le groupe, il communique à ses pairs les arguments récoltés et le groupe tente de répondre à ces arguments.

Chaque groupe présente ensuite ses arguments qui sont notés dans deux colonnes : pour – contre. Si un autre groupe a un même argument, il l’indique et, collectivement, on choisit la formulation la plus percutante. On obtient ainsi la liste des arguments pour l’ensemble de la classe.

 

Supports didactiques

  • Lettre
  • Tableau

Atelier 1 - Nous découvrons des points de vue sur le port de l’uniforme

Activité 2

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Objectifs

  • Développer une compréhension globale d’un débat enregistré

Les élèves sont invités à écouter un débatL'écoute proposée ici est double. D'une part, elle concerne la compréhension du français pour des élèves allophones : faire saisir la situation de communication et  amener à construire progressivement du sens. D'autre part, ces activités sont est aussi l'occasion de développer avec des adolescents une écoute active face à des débats d'experts. Il s'agit de les aider à saisir les mécanismes du débat et de l'argumentation.

— Myriam Denis
entre deux enseignants au sujet l’uniforme via plusieurs écoutes.

Pour la première écoute, ils sont invités à répondre aux questions suivantes à l’écrit.

Vous allez écouter un débat qui se passe dans la salle des professeurs.

La correction se fait oralement en groupe-classe.

Transcription

Inspiré de France 2, Extrait du journal télévisé du 14 juin 2018.

Supports didactiques

  • Questionnaire
  • Dialogue uniforme
  • Débat : L'uniforme

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